AVENT 2022 : 3e dimanche

3ème dimanche de l’Avent

ÉVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des oeuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? Un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? Un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. »

Mt 11, 2-11

ACCUEILLIR LA PAROLE

« Et cependant, le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. » Il est symptomatique que la grande majorité de ceux qui ont suivi Jésus étaient des « petits ». Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie, étaient des gens simples d’un village de Galilée. Jean n’était pas né à la cour du roi Hérode. Et cela sans exclusion car il y avait aussi quelques personnes de la haute société comme Nicodème ou Joseph d’Arimathie qui suivaient Jésus. Parmi les premiers disciples, il y avait même une femme de mauvaise vie. Ce sont des bergers, des exclus, qui les premiers sont allés à la crèche. Nous avons aussi notre Yvon Nicolazic ou notre Bernadette de Lourdes, un paysan breton qui ne savait ni lire ni écrire et une petite bergère béarnaise. « Et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui. » Pour nous préparer aux fêtes de la Nativité, demandons la grâce au Seigneur d’avoir un coeur de pauvre. On parle aujourd’hui, à la suite de Laudato si de sobriété. Mener une vie plus simple sans oublier ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté, n’y a-t-il pas là un chemin évangélique pour préparer la venue du Messie ? Alors la véritable lumière de Bethléem pourra briller dans nos coeurs. Soyons des pèlerins de l’Espérance !

OBSERVER

Si vous êtes en groupe, écoutez une première fois le passage sans l’avoir sous les yeux. Individuellement, relire lentement le texte.
Souligner les personnages, les lieux, les actions, les différentes étapes. Chacun souligne les mots qui le frappent.
À tour de rôle, lire les mots soulignés et dire
pourquoi ils sont importants pour vous.

MÉDITER

Comment Jésus décrit-il la mission de
Jean Baptiste ? Comment cette description
m’interpelle-t-elle dans ma vie de baptisé ?


APPROFONDIR

La foi, c’est croire que Dieu en Jésus vient nous
sauver. Comment ma foi m’aide-t-elle à supporter mes peines de chaque jour et peut elle être source de joie pour moi et pour les autres ?


COIN DES ENFANTS

« Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. »
Mt 11, 10

Jésus invite les amis de Jean Baptiste à être des témoins et à aller lui dire ce qu’ils ont vu de leurs propres yeux et entendu de leurs propres oreilles. Même si Jean Baptiste est en prison, grâce aux signes que ses amis ont vus, il sera rassuré et heureux, car Jésus est le Sauveur promis par Dieu. Croire que Dieu vient nous sauver, nous aide à supporter nos peines de chaque jour et nous donne une joie plus grande encore.


UN GESTE

Je mets Joseph dans la crèche.
J’allume la troisième bougie.

PRIÈRE

Seigneur,
fais-nous porter la joie à tous ceux qui, en ces temps autour de Noël, sont seuls ou éprouvés.
Nous te les confions afin que ta joie, profonde, leur apporte le réconfort nécessaire pour poursuive la route.


En me réjouissant à l’avance de la venue du Seigneur, je continue à préparer mon coeur dans l’action de grâce et la louange.

Je peux me déplacer à Sainte- Anne-d’Auray ou dans ma paroisse pour aller chercher un lumignon que je placerai devant la crèche de ma maison. Cette petite lumière d’Espérance, je pourrai aussi la transmettre autour de moi, à une personne malade, seule… Je vais à la rencontre des plus fragiles.

AVENT 2022 : 2ème dimanche

2ème dimanche de l’Avent

ÉVANGILE
de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : « Nous avons Abraham pour père » ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

Mt 3, 1-12


ACCUEILLIR LA PAROLE

Anne et Joachim, Marie et Joseph sont des pèlerins de l’Espérance. En ouvrant le livre de la Bible, ils se sont mis en marche dans l’attente d’un libérateur pour Israël, d’un Messie. De leur temps, ils étaient nombreux à aller rencontrer Jean le Baptiste pour recevoir un baptême de
conversion. Dans l’eau du Jourdain, ils faisaient mémoire de la Pâque de Moïse, de la traversée de la Mer Rouge, du temps de purification au désert, puis du passage des eaux du Jourdain pour entrer, à nouveau, dans le Pays de Dieu, la Terre Promise. À notre tour, par le baptême, la
confirmation et l’eucharistie, nous avons été plongés dans la Pâque de Jésus pour entrer dans le pays de Dieu. En ce temps de l’Avent, pourquoi ne pas vivre le sacrement de réconciliation pour nous replonger, en quelque sorte, dans ces sacrements qui nous ont fait naître à la vie en Christ ?
Alors, symboliquement, sacramentellement, avec le peuple des croyants d’hier et d’aujourd’hui, nous entrerons à nouveau dans le pays de Dieu, en Terre Promise, là où nous vivons… Oui, soyons des pèlerins de l’espérance !

OBSERVER

Si vous êtes en groupe, écoutez une première fois le passage sans l’avoir sous les yeux. Individuellement, relire lentement le texte.
Souligner les personnages, les lieux, les actions, les différentes étapes. Chacun souligne les mots qui le frappent.
À tour de rôle, lire les mots soulignés et dire
pourquoi ils sont importants pour vous.

MÉDITER

Vers qui Jean veut-il que les gens se tournent ?
Que doivent-ils abandonner ?


APPROFONDIR

Comment puis-je changer mon coeur ? Je le
scrute pour repérer mes manques d’amour afin
de les confier au Seigneur.

COIN DES ENFANTS

« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Mt 3, 2

Jean Baptiste nous invite à nous convertir, c’est-à dire à changer nos coeurs, à nous détourner du mal et à nous tourner vers Dieu. Il annonce la venue du Sauveur et aide les gens à le reconnaître pour mieux l’accueillir !


TÉMOIGNAGE
GRANDS-PARENTS

Nos enfants sont baptisés mais non croyants.
L’autre jour notre petit fils de 5 ans se plante devant la croix de Jésus. Sa mère ne l’entendant plus se demande ce qu’il fait : « Je contemple la couronne d’épines de Jésus et j’en profite pour le rejoindre. » En chuchotant nous lui parlons
de l’amour de Jésus qui va jusqu’au bout. Il me montre son coeur et me dit « Jésus est là. » Notre petit-fils est le seul qui soit baptisé.
Notre petite-fille de 5 ans a son petit frère au ciel qu’elle ne connaît pas : il est décédé avant terme. Elle n’est pas baptisée, mais nous accompagne à la messe chaque fois que nous allons chez eux. Au moment de la consécration,
je lui parle de Jésus qui est là, et de son petit frère accueilli par Lui au ciel : « Il a de la chance d’être avec Lui. »

Dominique et Agnès – Josselin
3 enfants, 4 petits-enfants dont un au ciel

UN GESTE

J’installe la Vierge Marie dans la crèche.
J’allume la deuxième bougie de la couronne de l’Avent.


Le 8 décembre, l’Église catholique fête la solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Chaque maison est invitée à déposer une petite bougie sur le rebord de sa fenêtre pour témoigner de nos appels confiants à la Vierge Marie. Illuminons nos villes et villages, et semons nos lumignons partout, en signe d’espérance, de solidarité, de foi :
« S’il te plaît Marie ! »


PRIÈRE

Nous te prions pour ceux qui ne te connaissent pas. Mets sur leur chemin des témoins de ton Amour.


Je demande au Seigneur de me montrer les zones d’ombre dans ma vie, toutes les fois où je n’ai pas été ajusté à ses commandements, où je n’ai pas été lumière pour les autres, où j’ai manqué d’amour.
Je décide de recevoir le sacrement de la réconciliation en m’adressant à un prêtre, celui de ma paroisse ou un autre, ou encore en me
rendant au sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray où ce sacrement est proposé chaque jour.

AVENT 2022 : 1er dimanche

1er dimanche de l’Avent

ÉVANGILE
de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée.
Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Mt 24, 37-44


ACCUEILLIR LA PAROLE

« Veillez donc car vous ne savez ni le jour, ni l’heure. » Nous sommes il y a plus de 2 000 ans. La Palestine est un pays qui subit l’occupation d’une armée romaine violente. Les pouvoirs religieux et politiques sont corrompus, à la solde de Rome. Dans ce contexte, Anne et Joachim, Joseph et Marie et tous ces justes, ces pauvres d’Israël, attendent un libérateur qui viendra soulever le joug romain et rétablir le droit et la justice. Les
représentations traditionnelles d’Anne, méditant les Écritures avec sa fille Marie, nous ouvrent ce chemin pour que nous soyons dans notre monde d’aujourd’hui – un monde parfois désorienté – des veilleurs, et des témoins de l’Espérance qui nous habite. S’il y a « un temps de sainte Anne », c’est bien celui de l’Avent car, dans l’attente d’un Messie pour Israël, elle a été un modèle d’Espérance.
Alors vivons ce temps de l’Avent en veillant et en méditant, avec sainte Anne, la Parole de Dieu ! Soyons des pèlerins de l’Espérance !

OBSERVER

Si vous êtes en groupe, écoutez une première fois le passage sans l’avoir sous les yeux.
Individuellement, relire lentement le texte.
Souligner les personnages, les lieux, les actions,
les différentes étapes.
Chacun souligne les mots qui le frappent.
À tour de rôle, lire les mots soulignés et dire
pourquoi ils sont importants pour vous.

MÉDITER

Écouter une seconde fois le texte en changeant
de lecteur, se laisser questionner, voir comment
ce texte résonne dans sa propre foi : au regard
des personnages de ce récit, comment suis-je
veilleur ?

À tour de rôle, partager en quelques phrases le
fruit de sa méditation personnelle.

APPROFONDIR

Que puis-je mettre en oeuvre dans ma vie pour me préparer à cette venue du Seigneur ?

COIN DES ENFANTS

« Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. »
Mt 24,42

Jésus nous invite à nous tenir prêts parce que nous ne savons ni le jour, ni l’heure de sa venue. Le temps de l’Avent est surtout l’attente de la venue de Jésus, Fils de Dieu.

UN GESTE

Je bâtis la crèche sans placer les personnages
à l’intérieur.
J’y dépose à proximité une image ou une
statuette de sainte Anne.
J’allume la première bougie de la couronne
de l’Avent.


Dans l’attente de la venue du Seigneur à Noël, je prépare mon coeur, ma « maison intérieure », à le recevoir en prenant chaque jour un temps gratuit, dans le silence, à l’écoute de la Parole de Dieu.
Je commence les préparatifs de Noël dans ma
maison en réalisant une couronne de l’Avent, en
installant la crèche, un sapin…

A VOUS DE CRÉER EN FAMILLE

Fabriquez en famille votre couronne de l’Avent.


PRIÈRE

Nous te confions, Seigneur,
les couples en espérance d’enfant
et les jeunes parents éprouvés.
Donne-nous, Seigneur,
de voir dans chacune de nos vies
les traces de ta présence
et de savoir nous émerveiller
devant la beauté de la vie.


TÉMOIGNAGE
GRANDS-PARENTS

« Ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants » n’est pas toujours la réalité. Nous avons été confrontés à deux évènements douloureux chez nos enfants. Première
épreuve, la mort d’un premier enfant, une petite fille, trois heures après sa naissance. Et la panique à nouveau lors de la naissance du quatrième enfant. Sa naissance a été violente et a provoqué une déchirure de l’utérus de sa mère. Ainsi nos enfants se sont entendus dire
par le gynécologue qu’il ne faudrait plus penser à une nouvelle grossesse. Mais au-delà de ces expériences douloureuses, il y a l’expérience de l’Espérance, de la joie et de la confiance dans la vie malgré les épreuves. Nos enfants ont touché du doigt combien chaque naissance est un véritable miracle.
Pour nous, grands-parents, accompagner sans être en première ligne, être présent selon leurs besoins, est une place délicate et parfois difficile à vivre. Prier et impulser l’Espérance par la grâce de l’Esprit-Saint, permet d’accueillir toute vie même fugitive, même handicapée,
même fragile. Nous sommes sûrs que toute vie est un don de Dieu pour grandir dans l’amour.

Marie et Jean – Vannes

AVENT 2022

En Avent avec sainte Anne !

Chers amis,
Le 24 septembre dernier, à Sainte-Anne-d’Auray, j’ouvrais pour notre diocèse un chemin jubilaire qui nous conduira jusqu’en 2025 et sera, pour nous, une année de grâce.
Pour cette première année, sous les auspices de « sainte Anne, modèle d’Espérance », le
temps de l’Avent, ouvrant une nouvelle année liturgique, est un moment opportun pour
commencer à emprunter ensemble ce chemin jubilaire.
L’Avent représente symboliquement le long temps d’attente du peuple hébreu qui espérait le Messie promis par les prophètes. Et il rappelle aussi que notre vie, dans toute sa durée, doit être tournée vers l’Espérance, cette vertu que nous sommes invités à vivre plus intensément
cette année.

Sainte Anne est l’héritière de cette Espérance d’Israël. Elle en est pour nous le véritable
modèle. Apparaissant chez nous à Yvon Nicolazic, sainte Anne ne présente pas Marie mais la lumière du Christ ressuscité à travers un flambeau, le Christ Lumière du monde.

Durant ce temps de l’Avent, nous sommes invités à lire et méditer la Parole de Dieu seul ou avec d’autres, à mieux découvrir sainte Anne, à la prier, à venir visiter son sanctuaire, à agir de façon nouvelle, à annoncer simplement autour de nous notre foi en Jésus-Christ.
Ainsi, nous cheminerons vers la fête de Noël qui approche. Une des lectures de la messe de Noël dit : « Le peuple qui vivait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » Notre monde a tant besoin de cette lumière. Nous pouvons tous en être les porteurs.

Monseigneur Raymond Centène
Évêque de Vannes

1er janvier



Parcours vocationnel garçons

CYCLE JEAN PAUL II

De quoi s’agit-il ?

Le diocèse de Vannes propose le cycle de formation saint Jean Paul II, mis en place pour favoriser le discernement vocationnel chez les jeunes hommes, étudiants ou professionnels. Il permet d’accompagner les jeunes à répondre à la question : « Seigneur que dois-je faire pour te suivre ? » et de se mettre à l’écoute de Jésus. À chaque week-end du cycle, un lieu différent est proposé, en abbaye, dans un sanctuaire, dans une communauté religieuse… dans le diocèse du Morbihan et au-delà.

Quel est le rythme des rencontres ?

Un week-end par mois, d’octobre à mai, du samedi matin (exceptionnellement le vendredi soir) au Dimanche en fin d’après-midi. Ce cycle se fait sur une année, mais peut être poursuivi une deuxième année, ou après une césure, si besoin. L’essentiel est de donner le temps à chacun d’arriver à maturation dans le discernement vocationnel, selon son rythme propre.

L’Accompagnement ?

Les jeunes intéressés se retrouvent autour d’une équipe fidèle de prêtres, de consacrés, de pères de familles, pour prier, être enseignés, recevoir des témoignages, partager des temps de convivialité et de détente. Un accompagnement spirituel personnel est mis en place pour permettre de discerner.

Participation financière

Un week-end coûte 50 € par jeune. Il est demandé un minimum de 25 €/ WE aux participants, quel que soit le lieu du WE. La différence est laissée à la générosité de chacun en fonction des possibilités.

Contact : vocations56@protonmail.com

Parcours vocationnel filles

Les week-ends Amor Dei

La Route Amor Dei

Les week-ends Amor Dei : 3 week-ends dans l’année

Pour aider les jeunes femmes de 19 à 30 ans s’interrogeant sur leur vocation, trois week-ends sont organisés afin de leur proposer des clefs de discernement.

Chaque week-end a lieu dans une communauté de forme de vie religieuse différente (vie contemplative, vie canoniale, vie apostolique), autour d’un thème :

Les 30 novembre et 1er décembre 2024, chez les Cisterciennes de La Coudre à Laval (53),
Les 25 et 26 janvier 2025, chez les Augustines de Malestroit (56)
Les 29 et 30 mars 2025, chez les Petites Sœurs des Pauvres à St Pern (35)

L’accompagnement

En lien avec le Pôle Vocation du Diocèse de Vannes, ces week-ends sont organisés par les Augustines de Malestroit (56) et les Petites Sœurs des Pauvres de Saint-Pern (35).

Les temps de prière et la participation à la liturgie de la communauté qui accueille, les enseignements, les moments fraternels et de détente, ainsi que la possibilité d’un accompagnement personnel, permettent de poser, dans un cadre de liberté, les jalons du discernement.

Contact : parcoursvocationamordei@gmail.com – 06 30 72 58 46

Écoutez les explications de sœur Roxane au micro de RCF Sud Bretagne :


La route AMOR DEI : une route d’été sur 6 jours

De quoi s’agit-il ?

Organisée depuis 2017, la Route Amor Dei propose de découvrir « de l’intérieur » les 3 formes de vie religieuse féminine, en passant deux jours en immersion dans chaque communauté rencontrée, avec d’autres filles s’interrogeant aussi sur la vocation religieuse.

Elle aura lieu du 6 juillet après-midi au 12 juillet 2025.

Nous visiterons:

– Les Carmélites du Havre (76) – vie contemplative
– Les Petites Sœurs des Pauvres à St Pern (35) – vie apostolique
– Les Augustines hospitalières de Malestroit (56) – vie canoniale


Tarif indicatif pour 6 jours : 60 euros.

Date limite des inscriptions :  29 juin 2025

©Amor Dei – 2017

L’accompagnement

La Route est accompagnée par 2 sœurs de communautés différentes, et est organisée avec le soutien du Pôle Vocation du diocèse de Vannes.

Contact : parcoursvocationamordei@gmail.com – 06 30 72 58 46

Cadre de classement

Les séries du cadre de classement

des Archives historiques du diocèse de Vannes

Série A – Relations avec le Saint-Siège

Série B – Relations interdiocésaines

Série C – Organisation territoriale du diocèse

Série D – Personnel

Série E – Magistère épiscopal

Série F – Discipline diocésaine

Série G – Sacrements et liturgie

Série H – Formation du clergé

Série J – Monde scolaire et enseignement

Série K – Apostolat, œuvres, pastorale

Série L – Temporel

Série M – Rapports avec l’autorité civile

Série N – Langue bretonne

Série P – Paroisses

Série R – Religieux et Instituts séculiers

Série S – Cultes non-catholiques

Série V – Fonds musicaux

Série Y – Iconographie

Série Z – Documentation historique et fonds privés

Série AA – Documents antérieurs à 1791

Série BB – Documents de la période 1791-1801

Série Av – Audio-visuel

Série Per – Périodiques

Introductions bibliques Athénée Fondamentaux

Athénée Intro biblique – cours 3 Philosophie de l’homme
Athénée Intro biblique – cours 5 Christologie
Athénée Intro biblique – cours 6 Pères de l’Eglise I – Origène
Athénée Intro biblique – cours 7 Pères de l’Église II – St Augustin
Athénée Intro biblique – Art chrétien
Athénée Intro Biblique – cours 8 Art Chrétien
Athénée Intro biblique – cours 10 Foi et raison

Athénée – Intro biblique – Art chrétien

  • Athénée Intro biblique – cours 9 Ethique
  • Athénée Intro biblique – cours 11 Liturgie
  • Athénée Intro biblique – cours 12 Ecclésiologie

Archives en ligne

Les documents numérisés

Cette page est en construction et s’enrichira progressivement de nouveaux contenus.

Z. Fonds privés

Père Armand Chevré (1925-2021) : sermons

Le Père Armand Chevré, né à Rochefort-en-Terre le 2 mars 1925, a été ordonné prêtre le 29 juin 1949. Il a été tour à tour vicaire-instituteur, aumônier à la maison St Joseph de Kermaria, chargé de la pastorale diocésaine de l’enfance inadaptée, en charge des paroisses de Carnac et St Pie X à Vannes. Ses obsèques ont été célébrées en la basilique Ste-Anne d’Auray le 17 juin 2021. Pendant 23 ans il fut aumônier de la clinique et au service des Augustines à Malestroit.

Fervent prédicateur, il a su transmettre et partager dans ses homélies un message d’espérance, de bonheur et de réconfort. De nombreux témoignages de fidèles et de malades disent combien ils ont pu y trouver l’énergie nécessaire pour le chemin parfois difficile qu’ils avaient à parcourir.

Ressources à télécharger :

  • inventaire du fonds Armand Chevré
  • homélies des dimanches et fêtes, ci-dessous. Les fichiers pdf excédant une vingtaine de pages contiennent des signets listant l’année de composition de chaque homélie.

Temporal

Temps liturgiqueJourAnnée
Avent1er dimancheAB
2e dimancheAB
3e dimancheAB
4e dimancheAB
Noël24 décembre – nuitfixe
25 décembre – messe du jourfixe
Sainte Famillefixe
Sainte Marie Mère de Dieufixe
Épiphaniefixe
Baptême du SeigneurA
CarêmeMercredi des Cendresfixe
1er dimancheABC
2e dimancheABC
3e dimancheABC
4e dimancheABC
5e dimancheABC
Semaine SainteDimanche des RameauxABC
Jeudi Saintfixe
Vendredi saintfixe
Veillée pascaleABC
Temps PascalDimanche de PâquesABCpart 1part 2
2e dimancheABC
3e dimancheABC
4e dimancheABC
5e dimancheABC
6e dimancheABC
AscensionABC
7e dimancheABC
PentecôteABC
Temps ordinaire : fêtesSte Trinité (1er dim. après la Pentecôte)ABC
St-Sacrement ou Fête-Dieu (2e dim. après la Pentecôte)ABC
Sacré-Coeur (3e ven. après la Pentecôte)ABC
Christ-Roi (dernier dim. de l’année liturgique)C
Temps ordinaire : dimanches2e dimancheABC
3e dimancheABC
4e dimancheABC
5e dimancheABC
6e dimancheABC
7e dimancheBC
8e dimancheBC
9e dimancheB
10e dimancheC
11e dimancheABC
12e dimancheABC
13e dimancheABC
14e dimancheABC
15e dimancheABC
16e dimancheABC
17e dimancheABC
18e dimancheABC
19e dimancheABC
20e dimancheABC
21e dimancheABC
22e dimancheABC
23e dimancheABC
24e dimancheABC
25e dimancheABC
26e dimancheABC
27e dimancheAB
28e dimancheAB
29e dimancheAB
30e dimancheA
31e dimancheA
32e dimancheA
33e dimancheA

Sanctoral

DateFêteDateFête
25 janvierConversion de St Paul14 septembreCroix glorieuse
2 févrierPrésentation16 septembreSt Cornély
24 juinSt Jean-Baptiste29 septembreSt Michel
29 juinSt Pierre et St Paul30 septembreSte Thérèse de Lisieux
22 juilletSte Marie-Madeleine25 octobreDédicace des églises consacrées
26 juilletSte Anne1er novembreToussaint
06 aoûtTransfiguration2 novembreDéfunts
15 aoûtAssomption9 novembreDédicace de la basilique de St-Jean de Latran
28 aoûtSt Augustin8 décembreImmaculée Conception

Généalogie

Les recherches généalogiques

Les documents utiles conservés aux Archives diocésaines, et ailleurs

Ce que nous conservons :

  • des informations sur le parcours des prêtres diocésains : fiches de carrière (pas de photographies).
  • des documents sur les Petits Séminaires de Sainte-Anne-d’Auray et de Ploërmel, ainsi que le Grand Séminaire de Vannes.
  • les registres paroissiaux.
  • le bulletin diocésain depuis sa création en 1868.

Certains types de documents ne se trouvent pas dans nos fonds, mais au sein d’autres organismes.

Documents que nous ne conservons pasQui contacter ?
Archives antérieures à 1802Les Archives départementales : ressources en ligne
Religieux et religieuses :
listes nominatives, photographies, dossiers et documents personnels
La congrégation religieuse concernée : voir l’annuaire des services d’archives religieuses
Instituteurs et élèves des écoles libres :
listes nominatives, photographies, parcours professionnels, dossiers et résultats scolaires
L’école concernée ; les Archives municipales de la commune

Les actes de baptême, mariage et sépulture

Les actes de catholicité inscrits dans les registres paroissiaux constituent une trace de la vie familiale passée.

Pour autant, ce sont des actes privés qui revêtent un caractère confidentiel ; de ce fait, les informations contenues dans ces actes ne peuvent donc être délivrées qu’aux personnes concernées ou à leurs ayants-droits justifiant de leur filiation.

Modalités de communication

Les registres paroissiaux ne sont pas directement consultables.

Les actes qui y sont répertoriés sont communicables, dans la limite d’un délai de 100 ans pour les baptêmes et mariages (sans délai pour les actes de sépulture).

Les demandes concernant des actes de baptême ou mariage de moins de 100 ans ne pourront pas être traitées.

Si la demande porte sur un certificat de baptême en vue d’une confirmation ou d’un mariage, ou encore pour être parrain ou marraine lors d’un baptême, il faut s’adresser au service des Archives administratives, par téléphone au 02 97 68 30 60, ou par mail : archives.administratives@diocese-vannes.fr

La démarche à suivre

Les demandes d’actes de catholicité se font uniquement par courrier.
La recherche est effectuée directement par le service des Archives. Toutefois, l’Évêché n’est pas équipé pour traiter le nombre sans cesse croissant de demandes généalogiques. De ce fait, les délais de traitement peuvent être longs. Le service invite par ailleurs les chercheurs à participer aux frais de fonctionnement.

Un formulaire de demande est à télécharger ci-dessous pour chaque type d’acte demandé.

  1. Clic-droit pour l’enregistrer sur votre ordinateur.
  2. Le remplir électroniquement.
  3. L’imprimer, dater et signer.
  4. L’envoyer, accompagné de votre contribution financière et d’une enveloppe pré-timbrée pour la réponse, à l’adresse suivante :
    Archives historiques – Évêché – 14 rue de l’Évêché – CS 82003 – 56001 Vannes cedex.

Acte de baptême

Acte de mariage

Acte de sépulture

JMJ 2023 Lisbonne : les pré-inscriptions pour les mineurs sont ouvertes !

Si tu es majeur ► Consulte la page réservée aux JMJ 2023 pour les majeurs

Les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sont une formidable aventure spirituelle et humaine.

Depuis des années, des millions de jeunes y ont participé sur les 5 continents ; cela a changé leur vie et leur regard sur le monde.

La prochaine édition de 2023, est pour toi !

Retiens dès maintenant les dates – du 25 juillet au 6 août 2023

En attendant l’ouverture officielle des inscriptions aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), le pôle jeunes du Morbihan propose aux mineurs nés avant le 24 juillet 2007 de se pré-inscrire.


JMJ 2023 : PRÉ-INSCRIS-TOI !

Les JMJ au Portugal se dérouleront en 2 étapes :

  • une semaine dans le diocèse d’accueil (Coimbra) du 25 au 31 juillet 2023.
  • la semaine suivante à Lisbonne, avec le pape et tous les autres jeunes du monde entier du 1er au 6 août 2023.

Les pré-inscriptions pour partir avec
le Pôle Jeunes du diocèse de Vannes
sont donc OUVERTES pour les jeunes nés avant le 24/O7/2007.

Contact : 06.74.68.88.97
polejeunes56@gmail.com

Cette pré-inscription ne t’engage en rien. Grâce à elle, nous pourrons mieux nous organiser afin de te faire vivre deux semaines inoubliables.

De ton côté, cette pré-inscription va te permettre de recevoir toutes les informations utiles que nous diffuserons concernant les JMJ et leur préparation.

« Marie se leva et partit en hâte »

Luc 1, 39

Protégé : 2022-2023 : Liturgie

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Journée mariale au sanctuaire Notre-Dame du Roncier de Josselin le samedi 5 novembre 2022

Le sanctuaire Notre-Dame du Roncier de Josselin propose ce samedi 5 novembre une journée mariale. Avec pour thème : « Et à l’heure de notre mort »

Cette Journée mariale commence dès vendredi soir avec la projection du film « Marie, Porte du Ciel », réalisé par Sabrina et Steven Gunnel. Ce film constitue le troisième volet de la trilogie « Eternam ». La projection se déroule à l’espace Tylis à 20h30.

Le samedi 5 novembre, prenez le chemin de la Basilique Notre-Dame du Roncier pour une journée de prières, de chants, d’Adoration et pour une messe en l’honneur de la Très Sainte Vierge Marie. Vous pouvez retrouver le programme complet et les horaires ci-dessous. Les enseignements seront dispensés par Don Axel de Perthuis, chapelain du Sanctuaire de Montligeon.

Homélie du 7 octobre 2022 – Fête de Notre-Dame du Rosaire

Frères et sœurs la fête de Notre-Dame du Rosaire a été instituée à la suite de la bataille de Lépante au cours de laquelle l’avancée des troupes ottomanes vers l’Occident fut arrêtée dans le golfe de Patras au large de la Grèce. Depuis un an déjà, l’île de Chypre était tombée, au terme d’une campagne sanglante et brutale et l’Occident dont les états étaient profondément divisés du fait de la diffusion du protestantisme ne semblait pas devoir résister à cette avancée des turcs. Le pape Pie V, élu depuis quatre ans déjà, entreprit de réunir les royaumes chrétiens mais ses efforts diplomatiques ne lui permirent de rassembler qu’une petite flotte qui ne paraissait pas être en mesure de s’opposer bien longtemps aux forces ottomanes.

Conscient de la difficulté de l’entreprise et persuadé que rien n’est impossible à Dieu, il recommanda alors à toute la chrétienté de supplier le Ciel par la récitation du rosaire et le 7 octobre 1571, la flotte chrétienne inférieure en nombre et en force remporta contre toute espérance une victoire retentissante sur les ottomans, qui devait éloigner pour longtemps la menace turque des pays européens. Et c’est en action de grâce pour cette victoire qu’il institua au jour de son anniversaire la fête de Notre-Dame du Rosaire d’abord appelée Notre-Dame de Victoire.

Cette fête nous rappelle tous les ans que dans son histoire mouvementée et souvent douloureuse, le peuple chrétien, comme avant lui le peuple d’Israël, fait l’expérience de la présence, du soutien et du réconfort de Dieu et que lorsque tout semble perdu à vue humaine, l’intervention de Dieu peut toujours renverser la situation. La fête de Notre-Dame du Rosaire nous invite tous les ans à cultiver à développer la vertu d’espérance et à nous rappeler que le dessein de Dieu s’accomplit malgré notre faiblesse, malgré nos fautes, malgré notre impuissance radicale à le réaliser.

Elle nous rappelle que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu. Et elle nous invite à ne jamais céder à la tentation du désespoir. Par là elle s’inscrit et s’enracine profondément dans l’enseignement biblique. L’apôtre Paul invite les chrétiens dans l’épître aux romains à espérer contre toute espérance ; à l’image d’Abraham, il s’agit de garder confiance. L’homme est vieux, sans enfant. Sarah, son épouse est âgée et stérile. Comment pourrait-il encore espérer ? Mais Dieu lui a promis une descendance alors qu’aucune réalité humaine ne laissait entrevoir la réalisation de cette promesse.

Oui, frères et sœurs, c’est quand tous les espoirs sont perdus, qu’il reste la fragile espérance !
L’espérance est la vertu à mettre en œuvre dans les périodes de découragement : nous n’en avons pas besoin quand tout va bien. L’espérance est une qualité qui vient transformer nos vies en temps d’épreuve et de difficulté. Elle est une force qu’il nous faut puiser à la source de la foi et de la fidélité. Il faut croire que Dieu vient à nous et nous appelle toujours à du mieux.

Si nous sommes ouverts à ce que Dieu veut nous donner, l’avenir sera une surprise et il sera nécessairement une bonne surprise puisqu’il est donné par Dieu. Dans les situations désastreuses ou pénibles que nous vivons se trouve toujours le germe de l’espérance. La naissance de Jésus en Maie est une surprise que l’Evangile d’aujourd’hui nous rappelle dans le récit de l’annonciation. « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? L’ange lui répondit : l’Esprit-Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre ».

Frères et sœurs, dans les temps troublés où nous vivons – guerre en Ukraine, menace d’un conflit nucléaire, vagues à répétition de l’épidémie de covid, crise de l’Eglise, réchauffement climatique, crise économique, épuisement des ressources de la planète – n’y aurait-il pas de quoi céder au désespoir ? A ces épreuves collectives, s’ajoutent parfois des évènements personnels, douloureux : difficultés familiales, perte d’emploi, maladie, deuil… Quand le sort s’acharne, que reste-t-il ? La tentation d’abandonner peut surgir. Et pourtant c’est quand il n’y a plus d’espoir que peut se manifester l’espérance. Elle va plus loin que tout parce qu’elle est le moment où Dieu entre en scène et rien n’est impossible à Dieu.

Pendant cette messe et par l’intercession de Notre-Dame Du Rosaire, demandons au Seigneur qu’en méditant sur Ses actions dans le passé, nous trouvions toujours l’assurance qu’Il est là, à nos côtés, qu’Il veut notre salut, qu’Il le réalisera parce qu’Il l’a promis et qu’Il est toujours fidèle dans Ses promesses.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit…

Bioéthique – fin de vie : se former et s’informer

Voté fin juin, l’avis 139 du comité consultatif national d’éthique portant sur les « Questions éthiques relatives aux situations de fin de vie : autonomie et solidarité » a été rendu public le 13 septembre. Spéculant sur une dépénalisation de l’euthanasie, le comité retient l’hypothèse selon laquelle il existerait une « voie pour une application éthique d’une aide active à mourir ». Rompant avec sa position de 2013, le comité perce une brèche dans les digues – d’argile ? – érigées progressivement en France contre la tentation de l’euthanasie et la transgression d’un interdit fondamental : donner la mort.

« Si le législateur venait à s’emparer de ce sujet », le comité considère « qu’il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir mais qu’il ne serait pas éthique d’envisager une évolution de la législation si les mesures de santé publique recommandées dans le domaine des soins palliatifs ne sont pas prises en compte ». Il recommande à la fois le renforcement des mesures de santé publique en faveur des soins palliatifs et la prise en compte de repères éthiques majeurs en cas de modification de la loi.

La fin d’un équilibre « à la française » ?

Au lendemain de la publication de l’avis, Mgr Pierre d’Ornellas, responsable du groupe de travail bioéthique de la conférence des évêques de France a réagi en relevant un paradoxe majeur : « vouloir développer « en même temps » les soins palliatifs et l’aide active à mourir, c’est à la fois favoriser l’expression des désirs individuels d’une mort immédiate, et promouvoir le soin par l’écoute et l’accompagnement de la vie, aussi fragile soit-elle.[…] Dans leur écrasante majorité, les médecins des soins palliatifs dénoncent la contradiction entre le soulagement qu’ils savent offrir et la proposition de donner la mort ».

Entre ces deux logiques, ces deux cultures qui s’opposent, la ligne de crête est intenable : la légalisation du suicide assisté nuirait gravement au développement des soins palliatifs et de la culture palliative. L’avis du comité vient donc jeter un « brouillard sur la réflexion », poursuit Mgr d’Ornellas. Il note en particulier l’emploi contradictoire du mot « fraternité », qui vient qualifier « à la fois l’aide active à mourir et l’accompagnement par les soins palliatifs. Mais comment appeler fraternel le geste qui donne la mort à son frère qui la demanderait ? Ce n’est pas dans le brouillard qu’on discerne le projet de société à édifier ! »
Lire la déclaration de Mgr Pierre d’Ornellas, suite à l’avis du comité consultatif national d’éthique

Dans la lignée de l’enseignement permanent de l’Église, la conférence des évêques de France ne cesse d’appeler au déploiement des soins palliatifs sur l’ensemble du territoire et à la formation du personnel médical pour promouvoir une culture de l’accompagnement (de la fin de vie et de la dépendance). En 2018, elle rédigeait une déclaration intitulée « Oui à l’urgence de la fraternité. 20% seulement des patients ayant besoin de soins palliatifs y avaient alors accès.
En 2022, là est encore l’urgence.

Dans sa déclaration du 24 septembre dernier, le conseil permanent de la conférence des évêques de France interroge : « L’attente la plus profonde de tous n’est-elle pas l’aide active à vivre, plutôt que l’aide active à mourir ? ». Déclaration du conseil permanent de la conférence des évêques de France, 24 septembre
Les évêques appellent de leurs voeux l’écoute et la prise en compte des soignants, des associations de malades, des accompagnants, des philosophes, des différentes traditions religieuses pour « garantir les conditions d’un authentique discernement démocratique ».

Un « authentique discernement démocratique » ?

A la suite de la publication de l’avis 139, une « convention citoyenne » sur la fin de vie a été lancée, sous la houlette du conseil économique, social et environnemental : 150 français tirés au sort vont s’approprier les problématiques posées et débattre sur les enjeux. In fine, leurs délibérations donneront des « perspectives » censées inspirer la future législation (conclusions prévues en mars 2023).
Parallèlement, dans les régions, les espaces éthiques régionaux devraient organiser des débats « afin d’aller vers tous les citoyens et de leur permettre de s’informer et de mesurer les enjeux qui s’attachent à la fin de vie ».

Les cadres législatifs

  • 1999
    « Toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement ».
  • 2002 : Loi Kouchner
    « Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée. Les professionnels de santé mettent en oeuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu’à la mort ».
  • 2005 : Loi Leonetti
    « […] Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés […] ».
  • 2016 : Loi Claeys-Leonetti
    « […] Au titre du refus de l’obstination déraisonnable […] une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie ».

    « Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives anticipées expriment la volonté de la personne relative à sa fin de vie en ce qui concerne les conditions de la poursuite, de la limitation, de l’arrêt ou du refus de traitement ou d’acte médicaux ».

Les grands principes

> L’obstination déraisonnable : un interdit

Lorsque les traitements apparaissent « inutiles, disproportionnés ou lorsqu’ils n’ont d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris » (Art. l 1110-5-1).

  • L’obstination déraisonnable était auparavant appelée acharnement thérapeutique
  • Il faut faciliter le passage du curatif au palliatif
  • Le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa fin de vie en dispensant les soins.

> La personne de confiance : un porte-parole

Ce dispositif consiste « à désigner une personne de son vivant pour qu’à un moment donné, elle puisse porter témoignage de sa conviction personnelle » (loi 2002).
En phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, son avis prévaut sur tout autre avis non médical, à l’exception des directives anticipées.

> Les directives anticipées : les dernières volontés

  • Elles permettent à chacun d’exprimer à l’avance ses souhaits concernant l’organisation de sa fin de vie.
  • Le malade peut rédiger des directives anticipées pour le cas où il serait incapable d’exprimer sa volonté
  • Elles ont une durée illimitée mais sont révocables à tout moment
  • Elles n’obéissent à aucun formalisme particulier

    Voir Fiche « Pensons la fin de vie »
    du groupe bioéthique du diocèse

Sursaut de conscience

Consentement libre et éclairé, autonomie et liberté individuelle, vulnérabilité et peur de souffrir, devoir d’assistance, accès aux soins palliatifs, accompagnement des personnes malades, âgées et isolées … À la croisée de problématiques complexes, la conception de la vie et le respect de la dignité de la personne humaine constituent le coeur des débats.

« […] Il existe une grande différence éthique entre « donner la mort » et « permettre la mort » : la première attitude refuse et nie la vie; la seconde en accepte la réalisation naturelle ».

« C’est en déclarant que la douleur peut être soignée (au sens médical) et en proposant, comme engagement de solidarité, d’assister le malade souffrant , que l’on peut affirmer le véritable humanisme : la douleur humaine a besoin d’amour et de partage solidaire, et non de la violence hâtive de la mort anticipée ».

Académie pontificale pour la vie, « Le respect de la dignité de la personne mourante – considérations éthiques sur l’euthanasie » décembre 200 Lire

Dans son avant-propos, l’avis 121 de 2013 avait émis des réserves majeures et recommandé de ne pas modifier la loi en vigueur « estimant qu’elle opér[ait] une distinction essentielle et utile entre « laisser mourir » et « faire mourir » » :  » le maintien de l’interdiction faite aux médecins de « provoquer délibérément la mort » protège les personnes en fin de vie […] il serait dangereux pour la société que des médecins puissent participer à « donner la mort ».
Les membres avaient estimé que la légalisation de l’assistance au suicide n’était pas souhaitable. Enfin, ils avaient considéré que « toute évolution vers une autorisation de l’aide active à mourir pourrait être vécue par des personnes vulnérables comme un risque de ne plus être accompagnées et traitées par la médecine si elles manifestaient le désir de poursuivre leur vie jusqu’à la fin ».

Se former et s’informer

« FAIM DE VIE » : du 29 au 31 octobre
avec lundi 31 octobre à 20 h 30, une table ronde :
« Quel accompagnement pour les personnes en fin de vie en France ? », animée par Françoise MOREL directrice de RCF – Sud Bretagne, avec : Guillaume DEGENNE, médecin en soins palliatifs avec expérience en hospitalisation à domicile et en équipe mobile soins palliatifs ; Anne Le HENANFF, députée de la 1ère circonscription du Morbihan, Jérôme MESNIEL, philosophe, Marine MIGNOT médecin en soins palliatifs, Eric LEMARCHAND, mari d’une patiente accompagnée en soins palliatifs.
Évènement organisé par la paroisse Cathédrale de Vannes : en savoir plus

  • Podcast Eglise et bioéthique

  • Alliance Vita

https://www.alliancevita.org/fin-de-vie/

Porte-parole d’Alliance VITA, Tugdual Derville pointe la contradiction de l’avis 139 : «  Ils utilisent la promotion des soins palliatifs comme caution de leur aval donné au suicide assisté et à l’euthanasie, alors que les deux démarches restent antinomiques. Quelle que soit l’édulcoration du vocabulaire, cette légitimation de la levée de l’interdit de tuer ne relève à nos yeux, ni de l’éthique médicale, ni de l’éthique tout court. L’interdit de tuer est en effet le premier fondement de la confiance entre soignants et soignés comme de la vie en société ; personne ne devrait être exclu de la prévention du suicide. Les risques inhérents à ce basculement sont d’ailleurs énumérés avec finesse par le CCNE. Comment ne pas voir qu’une conception sacralisée de l’autonomie de la personne conduit à une culture de rejet et d’auto-exclusion des plus fragiles ? »

  • Associations Familiales Catholiques

Lettre ouverte des AFC du Morbihan aux parlementaires

Les AFC ont lancé une grande consultation sur l’euthanasie et la fin de vie. Les témoignages collectés permettront de construire des propositions alternatives.

Témoignage du Docteur Mignot, médecin de la maison Yvonne-Aimée, USP de la clinique des Augustines à Malestroit (Morbihan).

  • Pour aller plus loin

    Le Professeur Jean-Michel Boles a donné un cours dans le cadre de la formation Athénée, parcours Santé & Accompagnement sur les questions éthiques autour de la fin de vie.