
Les Journées Jean-Pierre Calloc’h sont organisées par l’Académie de Musique et d’Arts Sacré de Sainte Anne d’Auray , avec le Centre de Recherche Bretonne et Celtique, et l’Institut Culturel de Bretagne.
Comment devient-on Jean-Pierre Calloc’h ? Deux journées d’étude, clôturées par un spectacle de Yann Fanch Kemener à la basilique (voir ci-dessous)
Grande salle de l’aile Hillion – 11 rue de Vannes – Sainte-Anne-d’Auray
Programme des journées :
Vendredi 20 octobre (après-midi, présidence Sébastien Carney) : D’où parle Calloc’h ?
- 13h30 – 14h00 : Accueil
- 14h00 – 14h15 : Ouverture des journées d’étude par Bruno Belliot, directeur de l’Académie
de Musique et d’Arts Sacrés, et Sébastien Carney, enseignant-chercheur au CRBC. - 14h15 – 14h45 : Korantin Denis – Jean-Pierre Calloc’h, jalons biographiques à travers la foi,
la Bretagne et l’écriture - 14h45 – 15h15 : Aimé Calloc’h – Jean-Pierre Calloc’h, sa famille, Groix
- 15h15 – 15h30 : Débat
- 15h30 – 15h45 : Pause et café
- 15h45 – 16h15 : Glenn Gouthe (CRBC/Rennes 2) – Calloc’h – Penmen – Bleimor, ses années
au petit séminaire de Sainte Anne d’Auray - 16h15 – 16h45 : Yann Lagadec (Tempora/Rennes 2) – La Grande Guerre du sous-lieutenant
Calloc’h, officier du 219e RI - 16h45 – 17h15 : Débat
- En fin de journée, hors programmation, possibilité de découvrir le Trésor du sanctuaire, dont
les collections conservent, entre autres, une photo de Jean-Pierre Calloc’h et sa croix de guerre,
une photo de classe du petit séminaire où il figure. Possibilité également de visiter le mémorial de
Sainte-Anne d’Auray. Puis, à 19h00, dans le cadre des Vendredis de l’Académie, en lien avec
l’exposition consacrée au peintre Philippe Lejeune, concert des professeurs et élèves d’orgue
à la basilique
Samedi 21 octobre (matin, présidence Yvon Tranvouez) : Que dit Calloc’h ?
- 9h00 – 9h30 : Erwan Le Pipec (CRBC/UBO) – Le breton de Jean-Pierre Calloc’h
- 9h30 – 10h00 : Pierre-Yves Le Priol – Calloc’h, un air de Péguy breton
- 10h00 – 10h15 : Débat
- 10h15 – 10h30 : Pause et café
- 10h30 – 11h00 : Nelly Blanchard (CRBC/UBO) – Le paradoxe de la postérité du théâtre de
Jean-Pierre Calloc’h - 11h00 – 11h30 : Yves Le Berre (CRBC/UBO) – Ar en deulin : un mécanisme mythogène à
retardement - 11h30 – 11h45 : Débat
Samedi 21 octobre (après-midi, présidence Nelly Blanchard) : Que dit-on de Calloc’h ?
- 14h00 – 14h30 : Anne-Marie Schouten – Me zo ganet e kreiz ar mor, histoire d’un succès
- 14h30 – 15h00 : Yvon Tranvouez (CRBC/UBO/ICB) – Les trois vies catholiques posthumes
de Jean-Pierre Calloc’h - 15h00 – 15h15 : Débat
- 15h15 – 15h30 : Pause et café
- 15h30 – 16h00 : Sébastien Carney (CRBC/UBO) – Construction et déconstruction d’une
icône nationale - 16h00 – 16h30 – Ronan Calvez (CRBC/UBO) – Conclusions
- 16h30 – 16h45 : Débat
- 20h30 : Ar en Deulin, concert de Yann-Fañch Kemener à la basilique de Sainte-Anne
d’Auray
SPECTACLE ‘AR EN DEULIN
Samedi 21 octobre 2017, 20h30
Basilique de Sainte-Anne d’Auray, 20h30 – Tarifs : 12 €, 8 € réduit, gratuit pour les moins de 18 ans
Yann-Fañch Kemener : chant, textes
Heikki Bourgault : guitare
Erwann Tobie : accordéon
Renseignements :
Académie de Musique et d’Arts Sacrés – 02 97 57 55 23 | accueil@admas.fr www.academie-musique-arts-sacres.fr
Yann-Ber Kalloc’h, né le 21 juillet 1888 à Groix et tombé au champ d’honneur le 10 avril
1917 à Urvillers (Aisne), est un poète de langue bretonne. Son oeuvre littéraire principale est
un recueil posthume de poèmes souvent mystiques publié par Pierre Mocaer : Ar en deulin
(A genoux).
Dans ces poèmes composés au front, il exprime sa profonde foi chrétienne, l’amour de sa langue et ses sentiments politiques. Ce spectacle se veut une rencontre entre les différents genres que sont : la poésie, la musique, les correspondances, les réflexions … mettant en évidence les intérêts et les passions de cet écrivain, poète, qui aura indéniablement, au tournant du 20ème siècle, marqué l’histoire de la littérature de langue bretonne. Jean-Pierre Hyacinthe Calloc’h est mort pour la France, « tué à l’ennemi », son nom figure au Panthéon avec les 546 écrivains morts au champ d’honneur. Dans son manuscrit «Prière du Guetteur», il précise : «Songez que nous serons tombés, non pas pour la Justice ou la Liberté dont la République Française s’est moquée tout autant que l’Empire Allemand, mais pour le rachat de notre terre et puis pour la beauté du monde.»