Lancé en mars 2018 (Lire « Coup d’envoi du jubilé), le jubilé saint Vincent Ferrier se voulait l’occasion d' »un travail en profondeur d’évangélisation de nos coeurs, de nos intelligences, de notre société » : chemin de conversion-missionnaire vers un « véritable engagement pour nous aujourd’hui ». Au terme de ces quinze mois de gestation jubilaire, et parce que l’Eglise ne cesse de naître de l’Esprit, la fête de Pentecôte parachèvera l’envoi en mission de notre diocèse.
« Viens, Esprit Saint ! Emplis le cœur de tes fidèles ! Allume en eux le feu de ton amour ! »
Verset d’Evangile, solennité de Pentecôte
Dimanche 9 juin 2019 15 h 30 : Grand’messe sur le port de Vannes
La messe sera concélébrée par Son Eminence le cardinal Dominique Mamberti, Préfet du Tribunal suprême de la Signature Apostolique.
Conversion missionnaire, en Eglise Le lien entre la vie de Saint Vincent, la démarche jubilaire du diocèse de Vannes et le mystère de Pentecôte transpire dans la lettre pastorale du 29 septembre 2018. Le parallèle est frappant dès sa conversion à Avignon, le 3 octobre 1398 où le Seigneur impose les mains à saint Vincent : « Va-t’en de par le monde et prêche à la manière des apôtres ». Légat a latere Christi, le dominicain entreprend alors son long périple apostolique, prêchant jusqu’à sa mort à Vannes. « Notre vie chrétienne a toujours besoin de ce second souffle » donné par la conversion : « celui qui est devenu disciple devient à son tour missionnaire parce que tout baptisé est invité à marcher sur les traces du Christ et, en même temps, est envoyé en mission par la force du Saint-Esprit ». Enfin, la mission d’annoncer Jésus-Christ est reçue en Eglise, Icône de la Trinité : « L’unité de l’Eglise, la vie de communion ecclésiale, l’amour fraternel des Fils de l’Eglise deviennent alors un signe de crédibilité pour le monde et une force d’attraction qui conduit à croire au Christ. On ne va pas à la pêche avec un filet déchiré… ».
Les témoins au procès de canonisation évoqueront un renouvellement du miracle de Pentecôte à travers la prédication de Maître Vincent. Conversion, communion, mission : recevons en Eglise la force de l’Esprit-Saint dimanche 9 juin.
Samedi 8 juin : Oratorio « Vincent Ferrier en chemin »
Commandé par l’Académie de Musique et d’Arts sacrés, cet oratorio a été entièrement créé pour le jubilé. Il met en scène les derniers mois de Maître Vincent et mobilisera un grand nombre d’artistes : des chanteurs solistes, un chœur, un orchestre et des comédiens. En savoir plus
Bénédiction d’une statue géante de saint Vincent
Lancé le 8 avril, le chantier de la sculpture du saint à la Vallée des saints avance bien ! Présent sur le port de Vannes dès le 7 juin, le géant de granit ( 3 mètres de haut, 5 tonnes de granit breton) sera béni par Mgr Centène dimanche 9 juin avant de repartir définitivement à Carnoët. Rencontre avec le directeur de la Vallée des saints, Sébastien Minguy, et le sculpteur, Cyril Pouliquen :
Rallye jeunes
Les collégiens et lycéens sont attendus à 9h30 à l’église Saint-Vincent Ferrier de Vannes par la pastorale des jeunes pour : – un temps d’enseignement et de louange – un grand jeu de piste dans les rues de Vannes jusqu’au port pour – la messe de 15 h30.
Samedi 8 juin 2019 : à 19h00 et à 20h30, cathédrale de Vannes
Cet oratorio, créé de toutes pièces, met en scène les derniers mois de cet illustre personnage avec plus de cinquante chanteurs et un orchestre, jouant sur instruments anciens.
En clôture de l’édition 2019 du festival « Itinéraires en Morbihan », l’Académie de Musique et d’Arts sacrés a commandé la création d’un oratorio mis en espace dont le texte et la musique sont inédits. Ce spectacle original mobilisera sur scène un grand nombre d’artistes : des chanteurs solistes, un chœur, un orchestre et des comédiens.
Avec la participation de Jérôme Desprez ténor, Héloïse Guinard soprano, Olivier Lagarde baryton (Solistes chanteurs du Pont Supérieur de Nantes-Rennes), de la Maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray (direction : Gilles Gérard), des Musiciens de Mademoiselle de Guise (direction : Laurence Pottier), de Glenn Gouthe, uilleann pipes et Quentin Vestur, harpe celtique
Mise en scène : Jean-Michel Fournereau – Texte original : Étienne Mahieux –Musique originale : Mathilde Malenfant
Tarif = 10 € adulte, 5 € 12-18 ans, gratuit -12 ans
Contact : Emmanuel Didier 06 35 37 46 16 saintvincentferrier@outlook.fr ou Académie de Musique et d’Arts Sacrés 11 rue de Vannes – 56400 Sainte-Anne d’Auray – Tel : 02 97 57 55 23 www.academie-musique-arts-sacres.fr Facebook : www.facebook.com/academie.desainteannedauray
Cette année, l’agenda diocésain des activités estivales paraîtra en supplément de la revue diocésaine du 26 juin et sera délivré largement dans les paroisses et lieux d’accueils. Les informations seront aussi disponibles sur le site internet du diocèse www.vannes.catholique.fr.
Merci de transmettre les événements que vous souhaitez annoncer, avant le 15 mai : • par mail à chretiensenmorbihan@gmail.com • par courrier à Chrétiens en Morbihan, 55 rue Mgr Tréhiou, CS 92241, 56007 Vannes cedex.
Le 8 mai prochain sortira au cinéma le très beau film « LOURDES », réalisé par Thierry Demaizière et Alban Teurlai.
Vous pouvez avoir un aperçu de sa grande qualité via sa bande-annonce.
Les réalisateurs Thierry Demaizière et Alban Teurlai sont allés à la rencontre de ces pèlerins, qu’ils soient hospitaliers ou malades, gitans, militaires ou prostitué(e)s. Ils ont écouté leurs prières murmurées et leurs vies abîmées par l’épreuve. Dans le mystère de la Foi et bien au-delà, ils ont filmé Lourdes comme un grand théâtre où se croisent des histoires bouleversantes.
C’est le premier documentaire réalisé sur Lourdes qui essaie de percer le secret des prières que l’on vient demander à la Vierge.
Le 25 avril à 20 heures aura lieu à Vannes, au Cinéville de Parc Lann (accessible aux fauteuils roulants), une AVANT-PREMIERE du film en présence d’un pèlerin vannetais témoignant dans le film, Jean d’Artigues.
Venez nombreux ! Le succès de cette avant-première conditionnera la durée du film en salles.
Alors que nous sommes encore rayonnants de la joie pascale, profitons de l’octave de Pâques pour relire le message pascal et la bénédiction urbi et orbi du pape François
« Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques !
Aujourd’hui l’Église renouvelle l’annonce des premiers disciples : ‘‘Jésus est ressuscité’’. Et de bouche en bouche, de cœur en cœur, elle rappelle l’invitation à la louange : ‘‘Alléluia… Alléluia’’. Ce matin de Pâques, jeunesse éternelle de l’Église et de l’humanité tout entière, je voudrais adresser à chacun d’entre vous les premières paroles de la récente Exhortation apostolique consacrée en particulier aux jeunes : « Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc : Il vit et il te veut vivant ! Il est en toi, il est avec toi et jamais ne t’abandonne. Tu as beau t’éloigner, le Ressuscité est là, t’appelant et t’attendant pour recommencer. Quand tu te sens vieilli par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il sera toujours là pour te redonner force et espérance » (Christus vivit, nn. 1-2).
Chers frères et sœurs, ce message est adressé en même temps à chaque personne et au monde entier. La Résurrection du Christ est le début d’une vie nouvelle pour chaque homme et chaque femme, parce que le vrai renouvellement part toujours du cœur, de la conscience. Mais Pâques est aussi le début du monde nouveau, libéré de l’esclavage du péché et de la mort : le monde finalement ouvert au Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de paix et de fraternité. Le Christ vit et reste avec nous. Il montre la lumière de son visage de Ressuscité et n’abandonne pas ceux qui sont dans l’épreuve, dans la souffrance et dans le deuil.
Que Lui, le Vivant, soit espérance pour le bien-aimé peuple syrien, victime d’un conflit qui perdure, et qui risque de nous trouver toujours davantage résignés et même indifférents. C’est plutôt le moment de renouveler l’engagement pour une solution politique qui réponde aux justes aspirations de liberté, de paix et de justice, qui affronte la crise humanitaire et favorise le retour en sécurité des personnes déplacées et de celles qui se sont réfugiées dans les pays limitrophes, surtout au Liban et en Jordanie. Pâques nous porte à tourner le regard vers le Moyen-Orient, déchiré par des divisions et des tensions continues.
Que les chrétiens dans la région, avec une persévérance patiente, témoignent du Seigneur ressuscité et de la victoire de la vie sur la mort. J’ai une pensée particulière pour la population du Yémen, en particulier pour les enfants épuisés par la faim et la guerre.
Que la lumière pascale éclaire tous les gouvernants et tous les peuples du Moyen-Orient, à commencer par les Israéliens et les Palestiniens, et les incite à soulager tant de souffrances et à poursuivre un avenir de paix et de stabilité.
Que les armes cessent d’ensanglanter la Libye où, de nouveau, des personnes sans défense meurent ces dernières semaines et où de nombreuses familles sont contraintes à quitter leurs propres maisons. J’exhorte les parties concernées à choisir le dialogue plutôt que l’oppression, en évitant que s’ouvrent à nouveau les blessures d’une décennie de conflits et d’instabilité politique.
Que le Christ Vivant donne sa paix à tout le bien-aimé continent africain, encore parsemé de tensions sociales, de conflits et parfois d’extrémismes violents qui provoquent l’insécurité, la destruction et la mort, surtout au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Nigéria et au Cameroun. Ma pensée va également au Soudan, qui traverse un moment d’incertitude politique et où je souhaite que toutes les instances puissent s’exprimer et que chacun s’efforce de permettre au pays de trouver la liberté, le développement et le bien-être auxquels il aspire depuis longtemps.
Que le Seigneur ressuscité accompagne les efforts accomplis par les Autorités civiles et religieuses du Sud Soudan, soutenues par les fruits de la retraite spirituelle vécue il y a quelques jours ici au Vatican. Puisse s’ouvrir une nouvelle page de l’histoire du pays, dans laquelle toutes les composantes politiques, sociales et religieuses s’engagent activement pour le bien-être commun et la réconciliation de la Nation. Lors de cette fête de Pâques que trouve du réconfort la population des régions orientales de l’Ukraine, qui continue de souffrir du conflit encore en cours.
Que le Seigneur encourage les initiatives humanitaires et celles visant à atteindre une paix durable.
Que la joie de la Résurrection remplisse les cœurs de ceux qui, sur le continent américain, subissent les conséquences de situations politiques et économiques difficiles. Je pense en particulier au peuple vénézuélien : à beaucoup de personnes privées des conditions minimales pour mener une vie digne et sûre, à cause d’une crise qui perdure et s’approfondit.
Que le Seigneur donne à ceux qui ont des responsabilités politiques d’œuvrer pour mettre fin aux injustices sociales, aux abus ainsi qu’aux violences et de faire des pas concrets permettant de guérir les divisions et d’offrir à la population les aides dont elle a besoin.
Que le Seigneur ressuscité éclaire les efforts qui se font au Nicaragua en vue de trouver au plus tôt une solution pacifique et négociée au bénéfice de tous les nicaraguayens. Face aux nombreuses souffrance de notre temps, que le Seigneur de la vie ne nous trouve pas froids et indifférents.
Qu’il fasse de nous des constructeurs de ponts et non pas de murs. Lui, qui nous donne sa paix, qu’il fasse cesser le bruit des armes, aussi bien dans les situations de guerre que dans nos villes, et qu’il inspire les gouvernants des Nations afin qu’ils s’engagent à mettre fin à la course aux armements et à la diffusion préoccupante des armes, surtout dans les pays économiquement plus développés.
Que le Ressuscité, qui a ouvert grand les portes du sépulcre, ouvre nos cœurs aux besoins des personnes défavorisées et sans défense, des pauvres, des sans emploi, des personnes marginalisées, de ceux qui frappent à notre porte à la recherche de pain, d’un refuge et de la reconnaissance de leur dignité.
Chers frères et sœurs, le Christ vit ! Il est espérance et jeunesse pour chacun d’entre nous et pour le monde entier. Laissons-nous renouveler par lui !
La fête de Pâques est la plus importante pour les chrétiens. Elle célèbre la Résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. Elle est la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l’année liturgique.
La célébration de la fête de Pâques est l’occasion pour les chrétiens de renouveler leur profession de foi baptismale. C’est la raison pour laquelle les adultes demandant le baptême (les catéchumènes) sont baptisés dans leurs paroisses pendant la Vigile pascale. Le cierge pascal, symbole de la présence du Christ, est alors allumé et brillera du dimanche de Pâques à celui de la Pentecôte.
La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques, célébrée par une messe solennelle, est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.
« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. » (Luc 24)
Les évangiles font le récit des événements du dimanche matin qui a suivi la mort de Jésus, lorsque les disciples de Jésus (les apôtres et les saintes femmes) ont trouvé son tombeau vide. Ils racontent aussi que Jésus leur est apparu à de nombreuses reprises dans des circonstances diverses pendant 40 jours jusqu’à une dernière apparition, lorsqu’ils l’ont vu monter au Ciel.
Les origines de Pâques
Étymologiquement, Pâques signifie « passage ». La fête chrétienne de Pâques trouve ses racines dans la fête juive de la Pâque, qui célèbre le passage de la mer rouge par les Hébreux lors de la libération d’Égypte.
Depuis la Résurrection du Christ, c’est la célébration du passage avec lui de la mort à la vie que les chrétiens célèbrent. Par sa Résurrection, le Christ sauve l’Homme du péché et l’appelle à la vie éternelle.
Éclairages du pape François
« Jésus Christ, par amour pour nous, s’est dépouillé de sa gloire divine ; il s’est vidé de lui-même, il a assumé la forme de serviteur et s’est humilié jusqu’à la mort, et la mort de la croix. Pour cela Dieu l’a exalté et l’a fait Seigneur de l’univers. Par sa mort et sa résurrection, Jésus indique à tous le chemin de la vie et du bonheur : ce chemin est l’humilité. »
« Sa résurrection accomplit pleinement la prophétie du Psaume : la miséricordede Dieu est éternelle, son amour est pour toujours, il ne mourra jamais. Nous pouvons nous confier totalement à lui, et nous lui rendons grâces parce qu’il est descendu pour nous jusqu’au fond de l’abîme. »
« L’amour a vaincu la haine, la vie a vaincu la mort, la lumière a chassé les ténèbres ! »
« Ce même amour par lequel le Fils de Dieu s’est fait homme et est allé jusqu’au bout du chemin de l’humilité et du don de soi, jusqu’aux enfers, jusqu’à l’abîme de la séparation de Dieu, ce même amour miséricordieux a inondé de lumière le corps mort de Jésus, l’a transfiguré, l’a fait passer dans la vie éternelle. Jésus n’est pas retourné à la vie d’avant, à la vie terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir d’espérance. Voilà ce qu’est Pâques : c’est l’exode, le passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. »
« Venez et voyez ! »
« Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité ! Cet événement est à la base de notre foi et de notre espérance : si le Christ n’était pas ressuscité, le Christianisme perdrait sa valeur ; toute la mission de l’Église serait vidée de son élan, parce que c’est de là qu’il est parti et qu’il repart toujours. Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici : Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort. »
Mardi 16 avril 2019 en la cathédrale Saint Pierre de Vannes
« Tous ceux et celles qui ont été baptisés peuvent aujourd’hui s’exclamer à la suite d’Isaïe et de Jésus dans la synagogue de Nazareth : « L’esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction ».
En effet, à la sortie des eaux du baptême, purifiés de la faute originelle et des fautes commises avant le baptême, nous sommes nés à la vie de l’Esprit.
L’onction d’huile sainte et parfumée que le ministre a faite sur notre front fut le signe de la présence durable de l’Esprit de Dieu au cœur même de notre cœur, « plus intime à nous-même que nous-même », selon le mot de saint Augustin.
Alors, comme Jésus, à la suite des prêtres, des prophètes et des rois de la première alliance nous sommes devenus des temples de l’Esprit du Seigneur.
Ensemble nous sommes appelés à être « un royaume de prêtres », et nous le sommes vraiment par la consécration de notre baptême et de notre confirmation.
Notre manière de vivre en ce monde, dans nos villes, nos quartiers, nos familles, nos engagements professionnels ou associatifs, devrait rendre évidente la présence du Royaume déjà inauguré et tout entier réalisé en Jésus-Christ mort et ressuscité.
C’est à nous tous qu’il incombe de vivre l’évangile au quotidien, dans les plus petits aspects de notre vie, de telle sorte que le monde en soit transformé.
En tant que disciples du Christ, nous avons à faire le pont entre Dieu et l’humanité. Voilà pourquoi notre tâche n’est pas de condamner le monde, mais de l’aimer et l’unir au Christ, de le rendre présent dans notre prière et notre offrande de l’Eucharistie.
Tous nous avons à exercer le sacerdoce commun des baptisés en agissant à la manière de Jésus dans le monde et en transmettant à ce monde grâce et bénédiction de la part de Dieu.
Ne sommes-nous pas, comme l’écrivait l’apôtre Pierre, « la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu » ?
Pour vivre ce sacerdoce royal et être présent dans le monde à la manière d’un ferment, le Seigneur a voulu, en instituant le sacrement de l’ordre, que certains exercent un service à l’égard des membres du peuple de Dieu. Un service et non un pouvoir ! « Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Lc 22, 27).
Toute ordination confère à celui qui agit désormais au nom et à la place du Christ un don qui le fait serviteur de ses frères pour la croissance et la sainteté de chacun et du corps tout entier.
Chers frères prêtres, le jour de notre ordination nous avons accepté de « vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus et à chercher à lui ressembler en renonçant à nous-même et en étant fidèles aux engagements attachés à la tâche ministérielle que nous avons reçue par amour du Christ et pour le service de l’Église ».
Redoutable engagement si nous comptons uniquement sur nos propres forces !
« Le prêtre est le plus insensé des hommes, disait le Pape François, si Jésus ne l’instruit pas patiemment comme Pierre, le plus sans défense des chrétiens si le Bon Pasteur ne le fortifie pas au milieu de son troupeau. Personne n’est plus petit qu’un prêtre laissé à ses seules forces ; donc, notre prière de protection contre tout piège du malin est la prière de notre Mère : je suis prêtre parce qu’il a regardé avec bonté ma petitesse ». (Homélie de la messe chrismale 2014)
Dimanche dernier, en lisant la Passion selon saint Luc, je me suis laissé interpeller par ces mots prononcés par Jésus à l’intention de Pierre : « Simon, Simon voici que Satan vous a réclamé pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas ».
Qui n’a pas laissé ces paroles résonner dans son cœur ne peut pas comprendre la crise que traverse aujourd’hui l’Église et qui ne se limite pas à une question de structures.
Avant d’être une institution, l’Église est d’abord le sacrement du Royaume. L’image de Notre-Dame de Paris, détruite alors que l’on était en train de mettre en œuvre tous les moyens techniques pour la soigner, nous est aujourd’hui une parabole.
L’année jubilaire de saint Vincent Ferrier, l’étude de l’époque à laquelle il a vécu,nous ont mieux fait comprendre que si elle est le sacrement du Royaume, l’Église n’est pas le Royaume !
Comme je le disais dimanche, elle reste la table de la Cène où la main de celui qui livre Jésus est à côté de lui sur la table. Elle reste la table de la Cène autour de laquelle les disciples se querellent pour savoir quel est parmi eux le plus grand. Elle reste la table de la Cène où Pierre entend Jésus lui prédire son reniement. Elle reste le lieu de la co-croissance mystérieuse du bien et du mal. Elle reste ce champ où l’ivraie risque d’étouffer le bon grain mais dans lequel ils poussent l’un et l’autre jusqu’au jour de la moisson et ce doit être pour chacun d’entre nous une école d’humilité. »
La prise de conscience, trop récente, des souffrances suscitées chez les victimes par les actes scandaleux de certains prêtres qui ont blessé l’image de la paternité de Dieu qu’ils avaient à représenter doit nous pousser à une purification et à une demande de pardon, car le péché d’un seul rejaillit sur l’ensemble du presbyterium.
Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. En ces temps difficiles où, à cause des fautes de quelques-uns, ils sont souvent suspectés, où ils se font quelques fois insulter dans les rues et où leur rôle social semble souvent dévalué, je voudrais redire aux prêtres toute mon admiration et mon estime pour leur engagement, pour le don qu’ils ont fait de leur vie, pour leur investissement au service du peuple de Dieu et les inviter à l’espérance en se mettant toujours plus à l’écoute des paroles de Jésus : « J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères ».
Que vous soyez étudiant, salarié, en reconversion ou en recherche d’emploi, vous souhaitez devenir enseignants dans l’Enseignement Catholique ? Informez-vous !
Prochaine réunion d’informations :
Lundi 3 juin 2019 : de 18 h à 20 h à Arradon Campus du Vincin.
En école, collège, lycée, enseignement supérieur, enseignement bilingue, enseignement spécialisé… Tout sur les suppléances, les concours, etc.
Enseigner dans un établissement d’enseignement catholique, c’est espérer en l’élève et aimer son avenir. C’est regarder chaque personne comme un être en devenir, un être fragile, un être relié. C’est relier l’enseignement, l’éducation de toute la personne et la proposition d’un sens de l’homme et de l’humanité à la lumière de l’Evangile. C’est vivre la communauté éducative et l’ouverture à tous.
Vous voulez devenir enseignant ? Un site Internet vous est consacré :
Homélie du Père Georges-Henri Pérès, aumônier de l’UCO-IFSEC, archiviste aux archives historiques de l’Evêché.
Avons-nous le droit de nous mettre en colère contre Dieu ? Pouvons-nous lui en vouloir ?
C’est une question qui peut se poser fréquemment dans notre existence, lorsqu’il y a un certain nombre de catastrophes. Nos médias se chargent bien de nous rappeler cette violence, violence naturelle, violence de l’homme, quand l’innocent est maltraité, tué, lorsque les propres ministres du Seigneur agissent avec perversion… Avons-nous donc le droit de faire monter vers Dieu une colère ? (…) Est-ce la responsabilité de Dieu ? Je crois qu’il faut oser aujourd’hui nous poser cette question. Comment pouvons-nous tenir à la fois l’existence de cette violence et d’autre part tenir que Dieu est bon, miséricordieux, qu’Il nous aime ?
Faire monter vers Dieu notre prière, face aux malheurs
D’abord la colère que nous pouvons faire monter vers Dieu, lorsqu’elle est légitime, est possible, de manière étonnante. Lisez les Psaumes. (…) Notre foi peut tout présenter au Seigneur dans la prière, y compris ce qui nous révolte : là où nous sommes indignés, là où il y a, soit par la main de la nature, soit par la main des hommes, un certain nombre d’injustices. Et face à cette injustice, oui, notre prière est autorisée à monter. Dieu entend la prière qui monte vers lui. Se mettre en colère vers Dieu n’est peut-être pas le plus juste, mais en tous cas faire monter vers le Seigneur une prière qui manifeste notre indignation, notre colère par rapport à des évènements de notre monde d’aujourd’hui fait partie aussi de notre foi. Certes notre prière ne doit pas être fondée uniquement sur une somme de revendications ; ce n’est pas notre manière de faire – notre prière passe aussi par une action de grâce pour les bienfaits de Dieu – mais, de manière juste, elle peut présenter à Dieu tous les malheurs et les difficultés de notre temps. Néanmoins le Seigneur Jésus y met aujourd’hui une condition. C’est vrai qu’il y a ces catastrophes, cette violence qui habite notre monde mais le Seigneur aujourd’hui nous interroge : est-ce que vous-mêmes êtes totalement tournés vers moi ? Est-ce que vous-même êtes partisans, collaborateurs de cette violence ? C’est une interrogation que le Seigneur nous pose. « Si vous ne vous convertissez pas, il vous arrivera la même chose ». Jésus nous demande d’abord cette conversion.
Nous ne pouvons comprendre cet Evangile qu’à travers la parabole du figuier.
Nous convertir, en profondeur
Est-ce que notre vie cherche à se conformer à la volonté de Dieu ? Est-ce qu’à l’instar de ce figuier, nous portons du fruit ? La première chose : si notre prière, mue par notre colère face aux évènements malheureux, peut monter vers Dieu, elle exige aussi de notre part une conversion en profondeur. Ce temps de Carême nous y appelle : chercher au fond de nous-même ce qui ne répond pas à la volonté de Dieu, ce qui même est responsable, dans une certaine mesure, de la violence du monde. Le Christ nous demande aujourd’hui de regarder avec humilité nos existences (St Paul dans la 2e lecture) pour être capable d’en extirper ce qui est à l’origine du péché.
La miséricorde de Dieu est toujours là
La deuxième chose, c’est l’assurance indéfectible, solide, que le Seigneur penche toujours son visage vers nous. Il n’est pas absent de nos réalités. Malgré la souffrance, les malheurs, les désarrois, nous devons garder cette confiance que la Miséricorde de Dieu est toujours là pour nous. « J’ai vu, dit le Seigneur à Moïse, le malheur de mon peuple ». Il appartient à tous ceux qui veulent suivre le Christ de coopérer à ce que cette souffrance diminue.
Je ne suis pas idéaliste en disant cela, je ne suis pas exempt non plus de colère. Mais parfois, peut monter au fond de mon propre cœur : « Pourquoi Seigneur fais-tu cela ? Pourquoi permets-tu cela ? ». Face à ce mystère, il nous appartient, lorsque monte légitimement cette remarque vis-à-vis de Dieu, de demander au Seigneur de nous convertir. Seigneur, viens d’abord convertir mon propre cœur, viens le convertir, que moi je ne sois jamais partisan, collaborateur du mal. Si nous croyons en profondeur que Dieu créateur de toute chose l’a fait par amour et continue de nous maintenir dans cette création par Son amour, nous devons être capables de demander au Seigneur, d’abord, de nous transformer afin qu’ à notre tour nous soyons capable de transformer ce monde.
Pour ressusciter avec le Christ
La miséricorde de Dieu, cet amour qui est capable de nous relever de notre misère, de nous ressusciter, doit agir au fond de nous. Le temps du Carême a un but : savoir ce dont nous avons besoin, ce qui au fond de notre existence a besoin d’être guéri, d’être relevé. Est-ce que nous voulons ressusciter au matin de Pâques ? Est-ce que nous voulons nous relever avec le Christ d’entre les morts ? Pour cela, il nous faut accepter que meurt dans notre propre existence le péché. Mais qu’allons nous crucifier avec le Seigneur Jésus le jour du vendredi saint, afin que nous-mêmes ressuscitions, afin que nous soyons libérés ?
La prière, la pénitence, le jeûne, l’aumône : tout ce que le temps du Carême nous demande de faire a pour but de révéler au fond de nous-même ce qui doit véritablement disparaître, ce qui est de l’ordre de nos idoles, ce mal avec lequel nous collaborons trop souvent. Acceptons cette lumière du Seigneur, assurés de cette miséricorde, assurés qu’il peut nous convertir, pleinement, totalement. Et n’ayons pas peur de nous présenter face à Lui.
Seigneur, malgré mes colères, et même si bien souvent je ne comprends pas ta volonté, ta providence, ni ce que tu permets, viens d’abord enlever de mon cœur mes idoles et mon péché, afin que moi aussi, avec le Seigneur Jésus, je puisse ressusciter ! Amen.
Le billet du père Jean-François Audrain, archiprêtre du pays de Pontivy
« Personnellement je me confesse, et j’essaie de suivre les conseils du pape Jean-Paul II qui disait, notamment pour les consacrés, qu’il faut se confesser régulièrement, fréquemment, au moins tous les mois. J’essaie de le faire tous les 15 jours – 3 semaines si je peux.
Comme pasteur, on essaie de proposer ce sacrement à nos paroissiens systématiquement deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, et évidemment à chaque temps fort de l’année liturgique ; avec en plus aux temps forts liturgiques des cérémonies pénitentielles communautaires, avec absolution individuelle.
Confession lors du pardon de Ste Anne d’Auray – 26 juillet 2017
Tel que la liturgie le propose, c’est beau qu’un moment donné on puisse en tant que communauté se reconnaître pécheur. Notre péché est à la fois individuel et communautaire. Une chose est de faire la démarche individuelle, parce que le péché est toujours personnel évidemment, c’est pour cela qu’il y a une absolution individuelle, mon péché ce n’est pas le péché de mon voisin, c’est moi qui doit faire la démarche pour moi.
Mais en même temps nous sommes solidaires, et dans le bien et dans le mal. Sainte Elisabeth Leseur disait : « une âme qui s’élève élève le monde, une âme qui s’abaisse abaisse le monde ». On est solidaire dans le bien comme dans le mal et il est bon de temps en temps, en tant que communauté, de reconnaître que nous avons péché, que nous avons faillit, que nous ne sommes pas à la hauteur de notre vocation à la sainteté, et donc de faire cette démarche humble de se reconnaître ensemble pécheur.
Pour moi c’est un très beau rendez-vous toujours. J’aime beaucoup le psaume 50 « Rends-moi la joie d’être sauvé »
Parce que c’est vraiment dans l’expérience du salut qu’on expérimente l’amour de Dieu et la joie d’être aimé par le Seigneur. La suite de cette phrase c’est « aux pécheurs j’enseignerai tes chemins, vers Toi reviendront les égarés. » C’est très beau parce que c’est dans la mesure où on expérimente personnellement le salut de dieu qu’on retrouve la joie de l’Evangile, pour reprendre l’expression du pape François. Et à partir de là on peut être témoin de cet amour du bon Dieu. Mais comment l’annoncer si on ne l’a pas expérimenté ? Toute l’Eglise est à la fois un Eglise réconciliée et une Eglise qui réconcilie. C’est le cœur de la vocation de l’Eglise de réconcilier le monde avec Dieu et les hommes entre eux, par les moyens du Salut.
On retrouve ça au début du texte de Vatican II, dans Lumen Gentium. Mais elle peut le faire car elle-même est une église de pécheurs réconciliés. Et donc l’expérience, que nous proposons dans l’Eglise, du sacrement du pardon, c’est vraiment de retrouver la beauté de notre visage d’enfant de Dieu, pour que nous puissions, comme il est dit dans le chapitre 1 de Lumen Gentium, refléter en tant qu’Eglise la beauté du visage du Christ qui est le Lumen Gentium, la lumière du monde.
Si l’Eglise ne lave pas son vêtement dans le sang de l’Agneau – ça c’est très beau, j’aime beaucoup ce texte que nous lisons à chaque fête de Toussaint – dans cette vision de l’apocalypse, on pose la question : mais qui sont tous ces vieillards ? Tous ces gens qu’on voit au Ciel vêtus de blanc ? La réponse est : ce sont tous ceux qui ont lavé leur vêtement dans le sang de l’Agneau. On n’est pas saints, on est rendus saints, mais dans le sang de l’Agneau, dans cette œuvre du salut, dans cette grande absolution sur le monde qu’est la croix du Christ. On peut voir ce mouvement de la Croix horizontal et vertical, comme une grande absolution qui a été versée sur le monde, et de là vient que nous ne sommes et ne seront jamais que des saints pardonnés.
C’est bouleversant, et je ne comprends pas que les chrétiens se soient éloignés du sacrement de la réconciliation. Comme pasteur ça m’attriste. Je voudrais tellement que les gens connaissent ou réexpérimentent ce don du sacrement de pénitence, qui est la première chose que Jésus ressuscité confie à ses apôtres au soir de Pâques. Il souffla sur eux, « recevez l’Esprit-Saint, ceux à qui vous remettrez les péchés ils seront remis, ceux à qui vous les retiendrez ils seront retenus. » Première mission qu’Il leur confie comme ressuscité, c’est très fort, la mission de pardonner les péchés, d’aller par le monde pour ça.
Et un prêtre qui ne confesse pas [par manque de demandes- ndlr] est un prêtre qui ne s’accomplit pas. Parmi les déficiences des prêtres je crois aussi qu’il y a des déficiences des laïcs. Un prêtre qui ne peut pas exercer son ministère, qui ne peut pas servir à ce pour quoi il est fait : donner l’Eucharistie, donner le pardon du Seigneur, c’est un prêtre qui végète, il ne faut pas s’étonner qu’il se vide de l’intérieur.
Il y a beaucoup de choses que les laïcs peuvent faire. Mais l’Eucharistie, le sacrement du pardon du Seigneur, c’est le sommet de l’amour du Seigneur qui se verse sur les personnes, et c’est ça qui rend le peuple de Dieu saint et heureux, qui goûte la joie du Salut. Et nous ça devient notre joie. Un prêtre heureux c’est un prêtre qui peut vivre cela.
L’absolution collective est une possibilité mais encadrée par des règles très précises, elle ne se justifie pas dans le cadre d’une Eglise où il y a des prêtres pour confesser toute l’année. Il faut l’autorisation de l’évêque, cela reste exceptionnel, on ne peut faire d’une exception la règle.
Le sacrement de la réconciliation, c’est le sacrement de la nouvelle évangélisation. On n’est pas dans une première évangélisation, en France, on a déjà été évangélisé. Beaucoup sont encore baptisés. Il faut retrouver le chemin de la grâce baptismale. On ne prêche pas le baptême, on prêche le renouveau du baptême, c’est la confession. C’est la grâce du sacrement de pénitence et de réconciliation, qui nous fait retrouver la vitalité baptismale, la grâce de notre baptême.
Venir se confesser c’est accepter de s’en remettre à Dieu, à la grâce de Dieu. On ne se sanctifie pas, on est sanctifié. Donc il y a une démarche d’humilité, qui nous grandit.
Je pense que ce qui fait que les gens ne s’approchent plus de ce sacrement, c’est qu’on n’a plus tellement l’idée du Salut. Ça veut dire quoi être sauvé ? A force de chanter « On ira tous au paradis », on a perdu le sens du drame qui se joue dans l’humanité, et qui justifie la croix du Christ. Pourquoi a-t-Il donné sa vie ? c’est qu’il y a un drame : il s’agit de sauver l’homme ! Le salut est pour tous mais à condition de l’accueillir, d’acquiescer à ce salut, de venir le recevoir, se mettre sous la croix. Et donc si on ne croit plus au Salut, on a une spiritualité de dilettante. Chez beaucoup, il n’y a plus de vitalité spirituelle forte.
Donc s’il n’y a pas un amour fort pour le Seigneur, on ne voit pas très bien en quoi on pêche, en quoi on choque le Seigneur, parce que la conscience du péché est très liée à l’amour. Quand j’aime quelqu’un, avec le moindre petit geste de la vie quotidienne, je sais si je vais blesser l’autre. Ou bien moi-même, je vais être blessé par de petites attitudes de l’autre que j’aime. Alors que quelqu’un qui serait dans la même pièce, qui verrait la même scène mais pour qui on est indifférent, lui il n’a rien vu. Il ne voit pas où est le problème. L’amour nous rend sensibles aux petits actes, aux petites paroles, aux petites attentions, aux délicatesses. Et donc moins on se confesse, moins on devient sensible aux petites indélicatesses de l’amour envers le Seigneur.
Or la vie religieuse, n’importe quelle religion mais surtout dans le judéo-christianisme, c’est « aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force ». Cet amour-là, comme dans un jeu de miroirs, dévoile notre inconstance, y compris les péchés véniels, qui ne sont pas des péchés mignons – le péché n’est jamais mignon. C’est plein de petites scories qui blessent l’amour et pour lesquels on devrait demander pardon. Si on n’aime plus, on ne les voit même plus. Donc on n’a pas de raison d’aller se confesser. C’est triste, il n’y a pas d’amour pour Dieu. Il faut prendre les moyens de réveiller l’amour. Notre bonheur est là. »
Refrain : Que soit parfaite notre unité, que soit parfaite notre joie ! Ainsi le monde connaîtra les œuvres de Dieu. (Bis)
Comme le Père m’a envoyé, à mon tour, je vous envoie. Je vous envoie dans le monde comme des brebis au milieu des loups.
Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et comme je vis par le Père, Celui qui me mangera vivra, lui aussi, par moi !
Le serviteur est comme le Maître, l’envoyé comme celui qui envoie : On m’a persécuté, vous serez persécutés ; On a méprisé ma parole, on méprisera la vôtre.
L’Esprit que le Père enverra en mon nom vous enseignera toutes choses ; Il vous fera vous souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Stance Réunie des quatre vents autour de son pasteur, notre Église fait signe ! Peuple de prêtres et peuple de rois, revivons le mystère de la Pâque du Crucifié, ressuscité par laforce de l’Esprit !
Refrain : Comme une huile d’allégresse, Comme un baume de grand prix, Esprit-Saint, pénètre au profond de nos cœurs !
Pour que notre évêque soit fidèle à la mission que le Seigneur lui a confiée, Viens, Esprit Saint, lumière des cœurs, Viens, comme une huile d’allégresse ! /R
Pour que les prêtres soient de bons intendants des mystères de Dieu, Viens, Esprit Saint, force dans l’épreuve, Viens, comme un baume de grand prix ! /R
Pour rendre vigueur aux corps épuisés, pour chasser toute douleur et toute maladie Viens, Esprit Saint, espoir de l’homme en pleurs, Viens, comme une huile d’allégresse ! /R
Pour libérer l’esprit, l’âme et le corps de toute souffrance physique ou morale, Viens, Esprit Saint, paix du cœur enfiévré, Viens, comme un baume de grand prix ! /R
Pour que les catéchumènes accueillent la Bonne Nouvelle et s’engagent dans le combat de la vie chrétienne, Viens, Esprit Saint, hôte apaisant de l’âme, Viens, comme une huile d’allégresse ! /R
Pour que ceux qui renaissent dans l’eau du baptême Entrent dans la vie divine et communient à la gloire du ciel, Viens, Esprit Saint, toi le bonheur sans fin, Viens, comme un baume de grand prix ! /R
Envoi Envoyée aux quatre vents porter la paix du Seigneur, notre Église fait signe ! Peuple d’apôtres pour la mission annonçons le mystère de la Pâque du Crucifié, ressuscité par la force de l’Esprit ! puis refrain
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