



















Les discussions sur le projet de révision des lois de bioéthique s’ouvrent ce 24 septembre à l’Assemblée nationale. L’Académie nationale de Médecine a réaffirmé sa position officielle (rapport adopté lors de sa séance du 18 septembre). Jugeant insuffisante la prise en compte des réserves médicales émises par son comité d’éthique lors des Etats généraux de la bioéthique, les professionnels expriment de nouveau leur vive inquiétude quant à l’extension de l’Assistance Médicale à la Procréation.
« Une rupture anthropologique majeure«
Commençant par souligner le caractère « sociétal » de l’extension de l’accès à l’assistance médicale à la procréation (AMP) aux couples de femmes et aux femmes célibataires (prévue par l’article Ier), l’Académie estime néanmoins « de son devoir de soulever un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales ».
S’appuyant le droit de tout enfant à avoir, dans la mesure du possible, un père et une mère, elle identifie dans l’extension de l’AMP une « rupture volontaire d’égalité entre les enfants ».
A ce titre, poursuit le rapport, « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant ».
Des données « pas très convaincantes »
Nombre de cas étudiés, durée d’observation, etc. : d’un point de vue méthodologique, les évaluations faisant état de « l’absence d’impact avéré sur le devenir de l’enfant » sont jugées « pas très convaincantes ». L’Académie de Médecine rappelle que « l’incertitude persiste sur le risque de développement psychologique de ces enfants au regard du besoin souvent exprimé de connaître leurs origines ». Au nom du principe de précaution, elle appelle de ses vœux la réalisation d’études en milieu pédopsychiatrique.
La figure du père, fondatrice
Soulignant le caractère fondateur de la figure du père pour la personnalité de l’enfant, le rapport avance que la majorité des professionnels du secteur (pédopsychiatres, pédiatres et psychologues) demeure « pour le moins réservée sur cette innovation radicale ».
Enfin, le rapport affirme que la question de l’altérité et de la différence homme-femme ne peut être éludée. « Dans tous les cas d’extension de l’AMP, on ne peut méconnaître la question de l’altérité et celle de la différence homme-femme ».
Psychologue/psychothérapeute, Olivier Thuau a longtemps travaillé en milieu scolaire. Il exerce aujourd’hui à Vannes.
Quelle importance revêt le père dans le développement de l’enfant ?
Olivier Thuau : Sur le plan théorique, nous nous référons beaucoup à la théorie freudienne qui pose le rôle incontournable du père dans le développement psychologique de l’enfant : l’état fusionnel vécu par l’enfant avec sa mère est coupé symboliquement par le père.
Et sur ce point, la hausse des pathologies narcissiques dans nos sociétés occidentales interpelle.
Dans la pratique, nous constatons que dans les familles où le père manque, les enfants manquent de repères…
Dans mon expérience auprès des enfants et adolescents, je constate qu’il y a toujours une interrogation sur le père auquel on peut s’identifier et qui permet de grandir.
Certes, il y a de plus en plus de familles monoparentales mais pour autant, le père existe aux yeux de la mère. Mais, lorsqu’il y a un secret vis-à-vis du père, des problèmes surgissent en particulier à l’adolescence. Dénié, effacé, le père n’existe plus. Ce « secret de famille » génère de l’angoisse et une recherche perpétuelle chez l’enfant.
Une autre dimension importante est la dimension généalogique. Il y a une branche maternelle et une branche paternelle. Quand il en manque une, on est un peu boîteux. Quand on regarde comment fonctionne la création, ce sont toujours deux choses différentes qui se lient, se mélangent pour donner autre chose. On se construit avec cette richesse. Quand il manque une partie, on se construit avec moins de richesses, moins de différences…
Sur les autres dispositions débattues :
L’anonymat du donneur de sperme : Au nom de l’épanouissement et de l’équilibre psychologique des enfants, adolescents, jeunes adultes désireux de connaître leurs origines, l ‘Académie est favorable à « l’évolution maîtrisée de l’accès aux origines », proposée dans le projet de révision de la loi, tout en posant la question de l’impact de cette disposition sur le nombre de donneurs…
Si l’AMP, aujourd’hui réservée aux indications médicales, était étendue aux demandes sociétales, l’Académie pointe deux risques majeurs : du fait de l’accroissement de la demande, le prévisible manque de spermes entraînera « un allongement des délais portant préjudice aux couples hétérosexuels souffrant d’une infertilité« .
Risque de marchandisation : De surcroît, l’Académie de Médecine émet de sérieuses inquiétudes quand au risque de marchandisation des produits du corps humain qui pourrait découler de cette situation où la demande de sperme est supérieure à l’offre : il s’agit là d’« un réel danger qui menace le principe essentiel de l’éthique française, à savoir la gratuité du don et la non-marchandisation du corps humain ».
Sur la filiation : le moindre mal. On attend de la procédure de reconnaissance anticipée devant notaire les mêmes effets que la filiation fondée sur la vraisemblance biologique et la filiation adoptive. Là encore, les médecins ne cachent pas leur scepticisme. Si elle est « la plus à même de créer un cadre aussi rassurant que possible » pour les enfants à naître par AMP, cette procédure d’établissement de la filiation repose « sur des critères non biologiques et en dehors de toute vraisemblance ».
Sur la conservation des ovocytes : Là encore, le rapport de l’Académie qualifie de sociétale cette demande lorsqu’il s’agit de femmes qui ne souffrent d’aucune pathologie de la reproduction. « II ne s ‘agit aucunement d’indications médicales conformes à la mission de la médecine qui est de soigner ». Le rapport ajoute que cette mesure induirait un « changement de nature de l’acte médical » qui soulève « de sérieuses questions de fond pour l’avenir de la pratique médicale ».
Du 27 au 29 septembre 2019, près de 5000 personnes et acteurs de l’évangélisation se sont retrouvés à Paris pour la 5ème édition du Congrès Mission. Tables rondes, conférences, temps de prière, village des associations avec près de 150 stands… des délégations de notre diocèse étaient présentes.
» Nous voulons offrir à tous les acteurs de l’évangélisation une plateforme de prière, de rencontre et d’échange sur toutes les bonnes pratiques autour de l’évangélisation directe et du souci missionnaire. Le but est d’échanger ce que nous portons pour reprendre des forces et mieux repartir ensuite sur nos différents terrains d’évangélisation« , confie Arnaud Bouthéon, cofondateur du Congès Mission, à Aleteia (Voir sur le site)
« Nous sommes tous appelés à être missionnaires sur nos terrains. L’équation du Congrès Mission, c’est “1+1=3”, le “3” étant l’Esprit saint. Il faut que cela soit un lieu d’expression très libre de ce qui se vit dans l’Église », poursuit-il. Ici se côtoient des visages d’Église variés, et non propres à une seule sensibilité : association de chrétiens en monde rural, couples missionnaires, évangélisateurs par le web, éducateurs, artistes… Cette diversité témoigne, selon Arnaud Bouthéon, d’une volonté de « respirer un vent d’Église large et profond ».
« Il n’y a pas un seul modèle de missionnaire », dit le Père Vincent Breynaert, directeur du Service National pour l’Evangélisation des Jeunes. « Comme dit le Pape François, tu es une mission. Tu es témoin de Jésus Christ avec ta culture, ta personnalité, tes charismes et ton caractère. Chacun apporte le don de l’Evangile à ses amis, avec ce qu’il a reçu ».
« En cette année de la visitation que nous avons instaurée dans notre secteur, nous voulions aller voir à l’extérieur comment Dieu est à l’oeuvre. »
« En effet« , reprend-il, « aujourd’hui, nos campagnes s’appauvrissent, économiquement parlant mais aussi spirituellement. Il nous faut (ré)ouvrir les yeux et le coeur à ce que nous pouvons être, montrer que Dieu travaille aujourd’hui encore, donner envie d’être des témoins de cette vie en Dieu. Et la grâce se réveille en voyant ce que les autres font. »
Au congrès Mission, que cela s’adresse aux pères, aux mères, aux couples, aux jeunes, que ce soit par le biais du web, etc., la diversité des propositions d’évangélisation révèle en même temps une profonde unité : la même envie de transmettre. Toutes les tranches d’âge étaient représentées, unies autour d’un même objectif. « Il était d’ailleurs frappant de voir que ce sont des jeunes qui ont organisé le Congrès, qui en étaient les acteurs n°1« , poursuit le père.
« Dans un premier temps, et avant de nous lancer, nous allons continuer à aller voir ailleurs, afin de trouver ce qui correspond vraiment à notre territoire. Nous ferons au mois de mai un temps de relecture de tout ce que nous avons vu et entendu, dans une démarche de « mini-synode territorial » si on peut dire, afin de faire des choix plus concrets l’an prochain ».
L’enjeu est d’ouvrir les gens à la diversité de la mission, en milieu rural. « Nous voudrions donner une dynamique générale et transformer notre communauté en communauté missionnaire pour le plus grand nombre« , explique le père Audrain. « et pour cela, il faut d’abord croire à cette vie et donner envie !«
« Je suis heureux de voir que des paroissiens accrochent et ont envie de communiquer cette dynamique aux autres » confie le père.
« L’appel des prêtres de notre secteur à vivre une année de la visitation et à s’ouvrir à l’Esprit-Saint m’a convaincue d’aller au Congrès Mission, afin de voir comment ça se passe ailleurs« , nous dit Marie.
« Ce qui me touche le plus c’est la volonté d’engager une réflexion sur le projet missionnaire de la paroisse« , « en co-responsabilité prêtres-laïcs où les rôles sont partagés et la place des laïcs définie, dans une vraie communion« . Car le constat est lourd : on ne revoit plus les gens que l’on prépare aux sacrements…
« Nous revenons du Congrès avec des batteries rechargées, l’envie de partager aux paroissiens ce que nous avons vécu, de faire bouger les choses, même modestement. Il nous faut montrer une Eglise vivante ! Pour cela surmontons nos peurs, formons-nous et soutenons nos prêtres, dans un abandon toujours plus grand à l’Esprit-Saint« . Et soyons inventifs, à l’image de ce Congrès Mission 2019 !
« Dans le prolongement du jubilé saint Vincent Ferrier, histoire de « surfer » sur ce temps fort diocésain en vue d’une évangélisation renouvelée, je suis allé au Congrès Mission 2019 à Paris, pour y glaner de bonnes et nouvelles idées. Et je n’ai pas été déçu, glanant des suggestions, méthodes et témoignages dans les domaines de la famille, de la jeunesse, de la ruralité, du monde du travail, de la culture, des paroisses, …
Au-delà des idées et pratiques très concrètes, fort utiles pour nos communautés, j’ai retenu les tendances suivantes : d’une part, ce genre de « Salon » ou de « bourse aux idées » nous invite à la créativité pour annoncer de façon vivante et joyeuse la Bonne Nouvelle du Christ ; d’autre part, la diversité des sensibilités ecclésiales des participants s’exprimant dans une ambiance générale très chaleureuse illustre, s’il en était besoin, que notre Eglise de France sait passer sans état d’âme de son enfouissement d’hier à un renouvellement pastoral vivifiant, évitant au passage le risque de
l’entre soi et du syndrome de la forteresse assiégée ; enfin, pour rendre crédible et pérenne le message évangélique auprès de personnes parfois loin de l’Eglise, ou « recommençantes », ou insuffisamment formées, il convient de concilier systématiquement fraternité et formation, à l’instar de ce qui se vit profondément dans les journées d’accueil paroissiales, les
parcours Alfa et autres Fraternités missionnaires.
A l’aune de cette dernière observation, il me revient cette phrase d’un journaliste chrétien : « La vérité sans la charité durcit, la charité sans la vérité pourrit » (Marcel Clément).
Alors, pour notre diocèse de Vannes, fort du témoignage de saint Vincent Ferrier toujours très actuel et remis à l’honneur ces quinze derniers mois, souhaitons maintenant « l’imagination au pouvoir et l’Esprit Saint à la manœuvre ! »
« J’ai été impressionné par l’offre foisonnante d’idées et de réalisations pour la mission. Des initiatives existent pour tous les publics : les ruraux, les jeunes, les vieux, les catholiques ou non, les musulmans, etc.
Beaucoup de gens de tous âges et de toutes conditions, prêtres, évêques, laïcs, sont motivés, s’engagent à fond et mettent en place de nouveaux projets, grands ou plus modestes. Il y a un vrai bouillonnement. L’Église n’est pas morte du tout, ou du moins, ne meurt pas en silence ! On touche
du doigt qu’il y a de la place pour tous pour l’évangélisation, et que la mission demande de se mouiller.
Une initiative m’a particulièrement plu : les Week-ends mission, prière, service en paroisse (WEMPS), qui ont été créés pour redynamiser les paroisses rurales. J’ai pu constater que les projets missionnaires les plus intéressants et engagés sont portés soit par des paroisses, soit par des
structures de laïcs récentes qui se mettent au service des paroisses. J’ai vu des curés de petites paroisses se creuser les méninges pour évangéliser à leur échelle et je comprends de plus en plus que la mission est vraiment paroissiale : elle s’inscrit dans un lieu, dans une communauté, et la personne touchée par l’évangélisation va naturellement se tourner vers une paroisse.
J’ai été bluffé aussi par la qualité de l’organisation du congrès, très adapté aux visiteurs et aux demandes. La messe d’ouverture m’a particulièrement touché. Voir l’église Saint-Sulpice bondée et le nombre de prêtres présents était revitalisant.
Je suis reparti plus motivé que jamais pour annoncer le Christ et donner aux gens ce cadeau de la rencontre avec le Seigneur. »
Le diaconat remonte aux origines de l’église. La tradition reconnaît sa fondation dans l’Institution des sept premiers diacres sur lesquels les apôtres imposent les mains (Actes 6 1-6). Différentes évolutions sonneront la fin du diaconat comme état permanent dans l’Eglise latine au 7è siècle. Il faut attendre le Concile Vatican II (3ème session, 1964) pour voir son rétablissement comme « degré propre et permanent de la iérarchie », donc comme ministère ordonné à part entière.
Saint Laurent (+ 258), diacre du Pape Sixte II, saint Ephrem (373), docteur de l’Eglise.
Le diaconat dans le diocèse, ce sont, en 2019 :
55 diacres présents dans le diocèse, dont 52 en mission. 20 ont une activité professionnelle, 5 sont veufs ; le plus âgé a 83 ans et le plus jeune 42 ans !
En général c’est un prêtre qui interpelle la personne et l’appelle à discerner. S’ensuit une période de discernement, très variable, qui peut aller jusqu’à plusieurs années. Une année de réflexion commune peut être organisée s’il y a suffisamment de candidats, animée par le délégué diocésain au diaconat.
La formation fondamentale s’effectue sur six ans (trois ans avant l’ordination et trois ans après) à raison d’une dizaine de dimanches par année. Elle est commune pour les diocèses de Vannes et de Saint-Brieuc.
Principe de base : « La sainteté est préférable à la science. » Principe de base bis: « Plus tu seras saint et savant, mieux tu seras à même de servir Dieu dans son Eglise. » De ce principe, il découle que, même si elle est à la fois intellectuelle, spirituelle et pastorale, c’est l’aspect spirituel de la formation qui unifie l’ensemble.
A partir de la deuxième année de formation, la participation à la récollection annuelle de diacres du diocèse de Vannes est ajoutée au programme, et une équipe d’accompagnement est constituée pour aider le « cheminant » dans sa démarche de préparation à un éventuel appel au diaconat. A la fin de chaque année, chacun des « cheminants » met par écrit tous les travaux personnels effectués pour compléter ce qui est proposé par le diocèse. Il y indique notamment les « conversions » les enrichissements et les découvertes qui en ont résulté. La validation du cheminement de formation est effectuée par le délégué diocésain au diaconat assisté d’une commission nommée par l’évêque.
Pendant toute cette période, il a franchit des étapes : l’institution au lectorat, puis à l’acolytat et enfin l’appel au diaconat.
Organisée par un comité du diaconat nommé par l’évêque, la formation permanente s’échelonne sur cinq dimanches et un week-end dans l’année. Elle concerne tous les diacres du diocèse et leurs épouses. Des rencontres par « pays » viennent compléter ces réunions générales pour permettre une relecture plus facile des lettres de missions. Une récollection commune est proposée chaque année le temps d’un week-end.
Aujourd’hui, le délégué diocésain au diaconat est Gérard Rouarch, et le prêtre accompagnateur, le père Gwénaël Maurey. Le comité diocésain au diaconat 56 a un site internet qui leur permet de communiquer : www.diaconat-morbihan.com
Les épouses des appelés sont toujours invitées, que ce soit à la formation ou aux rencontres, étant participantes de la mission de leur mari. En témoigne leur « oui » le jour de l’ordination diaconale, à la question rituelle posée par l’évêque : « L’Eglise me demande d’ordonner diacre votre mari. … Acceptez-vous tout ce que le diaconat qu’il va recevoir apportera de nouveauté dans votre couple et votre vie de famille ? »
« Une épouse de diacre, ça n’existe pas. Il n’y a qu’une femme dont le mari est appelé au diaconat. Il devient ministre ordonné, pas sa femme. Le sacrement introduit donc une rupture. La difficulté est de savoir où est sa juste place. Pour moi, elle est dans la famille puisque Patrick est sollicité par la communauté ecclésiale. Mais le diaconat permet des rencontres improbables : l’ordination transcende tous les milieux, et établit une communion entre des personnes que rien n’appelait à se rencontrer. C’est une occasion constante d’ouverture à l’amour du prochain… ça, c’est une sacré force.«
Gisèle, Aubervilliers
Les missions sont très variées. Elles sont toutes précisées dans une lettre de mission, préparée par l’évêque avec l’aide du délégué diocésain du diaconat et l’équipe d’accompagnement. La famille est toujours désignée comme le premier lieu de la mission… Ensuite sont énoncées les autres missions spécifiques. La lettre de mission est relue chaque année et revue au moins tous les 6 ans.
« Le diacre est le ministre du seuil : il est là plus pour ceux qui sont dehors que ceux qui sont dedans. »
« Il est présent au service de l’autel, c’est toujours lui qui soulève le calice : il a promis d’être au service jusqu’au martyr, à la suite du Christ. »
« Il n’y a pas de séparation entre la vie professionnelle et la vie pastorale, dans le sens où l’on est toujours à l’écoute« .
« C’est souvent au diacre qu’on s’adresse, car il est sédentaire, il est du pays« .
Le diaconat permanent est un « don de Dieu nécessaire à la mission de l’Eglise » souligne Monseigneur Centène dans son homélie ce dimanche 22 septembre 2019, pour l’ordination au diaconat permanent d’Eric Guillon-Verne, à la basilique de sainte Anne d’Auray.
La mission de diacre permanent « ne relève pas de l’action, du faire, mais marque l’être de la personne« , continue Monseigneur Centène. « On ne comprend pas un diacre à partir de ce qu’il fait, mais à partir de ce qu’il est. » « le diacre n’est pas un super-laïc ou un demi-prêtre ! » « C’est la figure du Christ, serviteur de la parole, de la charité, et de la liturgie. »
Dans le cadre de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi portant révision des lois de bioéthiques, une grande manifestation, regroupant de nombreuses associations (AFC, Alliance Vita, etc…), se tiendra à Paris dimanche 6 octobre. Tous les citoyens « inquiets » et conscients des enjeux sur la société de demain, sont invités à se joindre au mouvement.
Pour se rendre à Paris, outre les initiatives personnelles – possibilités de co-voiturage, voyage en train ou en bus – des départs en car sont organisés depuis le Morbihan.
Les Associations Familiales Catholiques du Morbihan et les associations membres du collectif Marchons Enfants mettent en place des cars en partance de plusieurs villes du Morbihan et à destination de Paris.
Villes de départ et de retour depuis le Morbihan :
Contact : AFC du Pays de Vannes : Ghislain DE BRUNIER – Logistique
06 52 80 78 81
Traditionnellement consacré à Notre-Dame du Rosaire, le mois d’octobre a également été voulu par le Pape François « mois missionnaire ». Puisque prière et mission sont liées, les fidèles sont invités à faire monter une prière missionnaire.
À l’initiative du site hosana.org, tandis que les débats sont en cours à l’assemblée nationale, une neuvaine est proposée du 4 au 12 octobre : » prions ensemble pour la Famille en méditant des extraits de la Lettre aux familles de Jean-Paul II ».
En savoir plus et rejoindre la communauté de prière
Étienne Portalis, 27 ans, a été ordonné diacre par Mgr Centène, en l’église de Muzillac, cœur de son doyenné d’insertion pastorale durant ses années de séminaire. C’est au service de ce même doyenné qu’il aura la joie d’exercer le ministère diaconal, avant son ordination presbytérale.
« En vous appelant à son service, le Seigneur vous appelle à partager sa joie » a introduit Mgr Centène, avant de développer dans son homélie trois aspects du ministère diaconal, à partir des textes liturgiques du jour.
Un ministère d’intercession
« À l’exemple de Moïse dans la 1ère lecture qui, face à la menace qui pèse sur son peuple, se met à supplier le Seigneur. Certes, il voit le mal mais il supplie. Cette supplication nous aidera progressivement à nous ajuster aux desseins de Dieu qui aime tous les hommes et qui veut leur salut ».
Au cours de la liturgie, le nouveau diacre s’engage à une vie de prière et promet de rester fidèle à la récitation de l’office divin. Le but est bien « de nous conformer jour après jour, heure après heure, à Sa volonté, de nous faire entrer dans Ses sentiments et dans Son dessein d’amour ».
Le diacre, ministre du seuil
Le diacre est appelé à adopter l’attitude du Seigneur, déterminé à rechercher ceux qui se sont éloignés de Lui : « Dieu ne se contente pas d’accueillir ceux qui sont sortis des clous et qui reviennent à Lui, Il fait tout pour aller à leur rencontre, c’est lui qui sort (…) Dieu ne part pas de son problème mais de celui de l’homme et cela change tout ! ».
Un ministère joyeux
Mettant en lumière les trois paraboles laissées par le Christ, Mgr Centène a insisté sur la joie divine. « Comme le berger, la femme ou le père de famille, Dieu est dans la joie quand il retrouve celui ou celle qu’il a perdu ». Communicative, la joie de Dieu se partage, et « à plus forte raison, avec ceux qui se sont dévoués à son service, ceux qui auront communié à son angoisse, qui auront pris part à sa douleur de père, qui auront partagé son dessein d’amour, qui se seront usés sur les terrains de la mission qu’il a confiée à Son Église« .
Et de conclure : « Aujourd’hui Étienne, Dieu vous promet sa joie, la joie du Ciel, la joie des anges : soyez assuré qu’elle sera à la hauteur de votre engagement à Le servir ».
« Je confie spécialement mon ministère à Notre-Dame des douleurs »
Pour conclure son mot de remerciement, l’Abbé Étienne Portalis s’est tourné vers sa famille, parents et fratrie, rendant grâce à Dieu pour ce foyer dans lequel sa vocation presbytérale a grandi. Confiant spécialement son ministère à Notre-Dame des douleurs vénérée ce 15 septembre et « puisque nous sommes en famille », il a invité l’assemblée à chanter le Salve Regina, qui jadis venait clore la prière familiale chez les Portalis.
Les enfants et les jeunes pourront à l’aide de ces livrets découvrir la mission des enfants missionnaires : partager, servir, rencontrer et prier.
En complément de ces livrets adressés à l’éveil à la foi, l’enfance et l’adolescence, il existe un calendrier missionnaire, réalisé plus spécialement à l’intention de l’enfance.
Pour plus d’information, veuillez contacter le service de catéchèse !
Maison du Diocèse de 9h15 à 12h
(suivie d’un repas tiré du sac)
A tous les prêtres en activité – tous les membres de Conseils Pastoraux et Missionnaires de Pays – tous les diacres – tous les membres des GAP (s’il n’y a pas de GAP, déléguer une personne) – tous les responsables et membres des services, mouvements, communautés, centres spirituels – tous les Laïcs en Mission Ecclésiale, en paroisse et en milieu scolaire – tous les directeurs d’établissements de la DDEC
Cette réunion sera le moment où sera présenté le projet missionnaire Christus vivit, appelé ainsi en référence à l’exhortation apostolique du pape François publiée après le synode sur les jeunes, il y a quelques mois.
Retransmission en direct sur Facebook dès 9h30
Le projet missionnaire s’inscrit dans la suite de l’année jubilaire Saint-Vincent-Ferrier, et aussi dans le sillage de l’initiative prise par le Pape François de faire du mois d’octobre 2019 un mois missionnaire ; en même temps, nous profiterons de la réunion pour présenter le socle commun pour la formation chrétienne des enfants et des jeunes, réalisé avec les Services de la catéchèse, de la formation humaine et chrétienne de l’Enseignement catholique, l’Aumônerie de l’enseignement public et le Service de la pastorale des jeunes.
Rendez-vous à 9 h 15 à la Maison du diocèse, un café sera servi à l’accueil.
A 9 h 30, présentation du projet missionnaire, puis du socle commun ; la réunion se poursuivra, en fin de matinée, par une prière commune à la chapelle de la Maison du diocèse, avant de se terminer par un repas partagé tiré du sac.
Père Jean-Yves LE SAUX Vicaire Général
La Maison du Pèlerin, au Sanctuaire de Notre Dame du Roncier à Josselin, a été bénie le 8 septembre dernier par Son Eminence le cardinal Sarah, lors du Grand Pardon. Elle propose une permanence d’accueil, d’écoute et d’information tenue par des bénévoles. Lucie, l’une d’entre eux, explique et témoigne :
« Pour moi, c’était l’inconnu, mais j’y croyais et j’attendais l’ouverture de cette maison avec impatience, car le Seigneur, et surtout Marie, m’offrent ainsi une très belle occasion de vivre quelque chose de fort, de partager la foi qui m’anime…
Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu pour cette maison car certaines personnes repartent avec plein d’espérance. Je crois que c’est toujours d’actualité de parler de Notre Dame, car il y a une grande dévotion à Marie dans le pays de Josselin et au-delà… une grande piété populaire.
La maison du Pèlerin est un de lieu de passage et d’échange pour les
touristes et les pèlerins. Les habitants de la cité sont surpris des belles choses qui se vivent au sanctuaire. Nous sommes aussi un lieu que l’on pourrait nommer « Office de Tourisme du sanctuaire » ! C’est un lieu de vie très accueillant, bien situé, avec vue sur le parvis de la Basilique qui porte bien son nom de place Notre Dame.
A l’intérieur, il y a une exposition sur l’origine du pardon, la découverte de la statue, une vidéo qui retrace l’hier et l’aujourd’hui du Grand Pardon, et tout ce qui se vit tout au long de l’année au sanctuaire,… On y trouve des infos, des tracts sur le chemin du pèlerin, et des randonnées au départ de chapelle vers le Sanctuaire. Le rendez vous pour le départ de la marche se fait devant la maison, et à l’arrivée, ils peuvent se désaltérer et faire une pause également !
A la Maison du pèlerin, on peut écrire des intentions de prières qui seront déposées à la chapelle Notre-Dame. C’est un lieu de rencontre entre
Josselinais qui ne se connaissent pas, et qui échangent. C’est agréable de les
entendre dire « il faut venir ici pour se rencontrer ! » et leur conversation
continue sur le trottoir. C’est important d’être à l’écoute, tout en restant
discret. Certaines personnes ont besoin de parler. Nous sommes des relais
car après leur visite à la basilique, nous prenons du temps pour répondre
simplement à leurs questions.
Le sanctuaire de NDR prend de l’ampleur, c’est vraiment un succès. Tout cela, grâce au Père François Marbaud, recteur du lieu, à Yannick Rault, chargé de l’accueil au sanctuaire, ainsi qu’aux bénévoles qui se relaient. Ils forment une équipe de terrain qui se donne sans compter pour accueillir les pèlerins et les touristes de passage à Josselin. Beaucoup de personnes disent qu’auparavant çà manquait ici. De jours en jours, cette maison du
Pèlerin est un lieu de visite très animé, fraternel et spirituel où il fait bon venir.
C’est un bonheur de voir les gens heureux quand ils repartent, et de les entendre remercier pour ce qu’ils viennent de vivre ou de découvrir dans ce sanctuaire marial. »
C’est dans la basilique de Sainte-Anne-d’Auray bondée que le cardinal Robert Sarah a présenté son livre Dieu ou rien, vendredi 6 septembre au soir. Ce proche collaborateur du pape a d’abord donné une analyse clairvoyante des idéologies et des maux qui résultent du refus de Dieu. « C’est le plus grand drame de l’histoire de l’humanité. Nous sommes arrivés à l’apogée de la rébellion de l’Occident contre Dieu et contre la personne humaine. Jamais la révolte n’a connu une telle expansion horizontale à travers le monde. » Dénonçant les attaques contre la famille et le mariage, l’idéologie du genre, la destruction des enfants à naître, l’euthanasie, il a fustigé « les prédateurs de ce monde sans Dieu » avant de rappeler la beauté du mariage « élevé à la dignité d’un sacrement ». Il a ensuite engagé les catholiques à défendre la morale naturelle en gardant « une fidélité radicale à l’évangile et au magistère de l’Église». S’adressant au cœur des participants, il les a invités à approfondir leur foi pour trouver l’essentiel : Dieu. Toujours percutant, il a partagé son amour de la liturgie de l’Eucharistie, son espérance dans l’Eglise et, avant de confier l’assemblée et le diocèse à la Vierge-Marie, a conclu : « Que vos traditions vous fassent monter vers Dieu ! »
Retrouver l’enregistrement de sa conférence :
L’après-midi, il était intervenu à la Direction diocésaine de l’Enseignement catholique auprès des professionnels de l’éducation pour faire part de ses réflexions sur la dimension missionnaire de l’enseignement catholique : « Pour être missionnaire, l’école catholique doit nourrir l’intelligence de la foi, éduquer à la prière et à la charité et aussi donner des repères en éducation affective relationnelle et sexuelle ».
Il se rendra au Pardon de Notre-Dame du Roncier à Josselin dimanche 8 septembre.
La Catéchèse est l’enseignement des principes de la foi. Elle repose sur le contenu de l’Écriture, l’enseignement du Christ et la tradition ecclésiale. Elle est indissociable de la célébration liturgique. CEF
Les enfants de 7 à 11 ans peuvent participer à des séances de catéchèse, au sein de la paroisse ou dans les écoles catholiques.
Être catéchisé permet à l’enfant de découvrir la personne de Jésus, l’Eglise, les sacrements, la tradition… Le catéchiste lui fera découvrir qui est Dieu et comment vivre en chrétien aujourd’hui : le chemin de bonheur que Dieu propose pour notre vie.
Mais il est aussi invité à faire une rencontre personnelle avec le Christ, à travers sa Parole et les sacrements. En effet, le but de la catéchèse est « de mettre quelqu’un non seulement en contact, mais en communion, en intimité avec Jésus-Christ » (DGC n°80).
À cet âge de la petite enfance, l’enfant s’imprègne de ce qu’il vit avec sa famille et ses proches. Lors de célébrations spécialement adaptées pour son âge, il se familiarise avec la liturgie, la prière chrétienne et la bible. Tout ceci contribue à forger une mémoire de la foi. (D’après le TNOC page 83, CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE, Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France)
En plus de ce qui se vit en famille, il existe plusieurs formes complémentaires de propositions d’éveil à la foi en paroisse :
Cadeaux de Dieu, éveil à la foi à l’école, en famille, en paroisse
Découvrons la Parole (partage de la Parole pendant l’Eucharistie)
Pour plus d’informations, contacter le service de catéchèse.
Dimanche 15 septembre, par l’imposition des mains, Monseigneur Raymond Centène ordonnera diacre Étienne Portalis, en l’église de Muzillac à 15 h 30. Après six années de formation à Rome, au Collège Sedes Sapientiae, et à quelques jours de son ordination diaconale en vue du sacerdoce, Étienne, 27 ans, présente son parcours.
En août 1992 je suis né à Toulon, et comme mon grand frère j’ai été consacré à Notre Dame lors de mon baptême. J’ai principalement grandi à Cherbourg jusqu’à l’été 2005 où toute ma famille, désormais complète avec la naissance du septième enfant au début de cet été, s’est installée à Lorient.
C’est auprès de mes parents que j’ai vécu ma foi, avec la messe dominicale, le service de l’autel, la prière en famille le soir et des arrêts fréquents dans les abbayes bénédictines lors des vacances. Assez tôt je disais vouloir être prêtre ; puis militaire. La logique enfantine m’a fait trancher assez rapidement. Je serai aumônier militaire !
Au collège Saint Louis de Lorient j’ai découvert d’autres univers chrétiens que la famille et les scouts d’Europe par divers groupes de formations. Vers la fin de ma troisième mon père m’aurait bien vu au foyer Jean-Paul II de Sainte Anne d’Auray, mais j’ai refusé catégoriquement de m’engager dans un quelconque cheminement vocationnel. Restait la voie militaire.
Malgré un appel fort pour le sacerdoce lors d’une messe à Belle-Île, en accompagnant un groupe de collégiens pour un week-end, j’entrai en septembre 2010 au Prytanée Militaire de La Flèche pour préparer le concours de l’ESM de St Cyr.
» J’ai renoncé au sabre pour choisir le goupillon »
Grâce au climat spirituel qu’entretenait l’aumônier militaire les deux années de prépa m’ont aidé à grandir dans ma foi et à discerner que la vie de militaire n’était pas pour moi, appelé à une autre réalité. Après un pèlerinage d’Assises à Siennes et un premier contact avec le responsable de la propédeutique du diocèse, j’ai renoncé au sabre pour choisir le goupillon en août 2012.
Ma famille a bien accueilli ma décision et m’a accompagné dans mon cheminement. En septembre 2013 Monseigneur Centène m’a envoyé à Rome, au Collège Sedes Sapientiae pour six années de formation. Au cours de ces années c’est principalement l’été que j’ai participé à la vie du diocèse, entre autre à travers les camps Saint Guénaël et les missions Mémo. Depuis l’âge de huit ans je campe chaque été et je ne sais pas ce que je ferai sans un camp dans l’été !
Maintenant je compte sur votre prière, pour que Dieu achève en moi ce qu’il a commencé.
Des milliers de pèlerins ont afflué ce 26 juillet à Sainte Anne d’Auray, pour déposer leurs intentions aux pieds de Madame Sainte Anne, mère de Marie. La messe pontificale était présidée par Monseigneur Aristide Gonsallo , évêque de Porto-Novo, au Bénin, assisté des évêques de Bretagne et des Pères abbés de Landévennec et de Timadeuc.
Tandis que, dans les allées, les fidèles se succèdent auprès des confesseurs, Mgr Gonsallo rappelle la démarche pénitentielle liée aux pardons.
« Le déplacement en ce lieu, la procession expriment notre désir de nous mettre en marche, pour obtenir de Sainte Anne qu’elle intercède pour les pèlerins que nous sommes en offrant nos fatigues du chemin comme une pérégrination vers le Royaume des Cieux, en reconnaissant notre état de pécheur pour obtenir le pardon ».
Dans la ligne de la récente encyclique du Pape François, Christus vivit, il a invité tous les pèlerins, les prêtres, diacres et religieux assemblés, à demander à Sainte Anne son intercession pour « savoir lire et écouter la parole de Dieu ». « Sainte Anne faisant lire Marie, pour préparer Marie à accueillir le Verbe fait chair. Nous pouvons voir une pressante invitation à accueillir cette parole vivante, à nous en nourrir le plus fréquemment possible, à nous en imprégner pour en témoigner dans toutes les réalités de notre humanité ».
« De vrais lieux d’écoute de la Parole »
Mgr Gonsallo a conclu son homélie par cette prière : « Ô Sainte Anne, intercède pour nous, afin que nos familles, nos communautés sacerdotales, nos communautés religieuses, nos communautés chrétiennes soient de vrais lieux d’écoute de la Parole de Dieu, de prière, d’éducation, de rencontre authentique et de pardon, de miséricorde dans la mesure où, fondés sur la parole de Dieu, nous pouvons nous asseoir ensemble, prier ensemble, manger ensemble et nous pardonner mutuellement en Jésus-Christ notre Seigneur qui est vivant pour des siècles des siècles ».
Lors de la veillée d’ouverture du Grand pardon, Mgr Gonsallo a confié au Seigneur l’ensemble des familles humaines, par l’intercession de sainte Anne et saint Joachim. Lire l’homélie de la veillée du Grand pardon
Tous missionnaires : telle a été la forte impulsion donnée à la réunion de rentrée du diocèse, le 14 septembre dernier. Devant l’assistance venue nombreuse, Monseigneur Centène a présenté trois grandes orientations pour l’année 2019/2020, trois moyens proposés au diocèse pour être une « Église en sortie », vivant pour la mission et l’évangélisation. Reprenant le pape François dans la Joie de l’Evangile, il a rappelé que tous les baptisés sont appelés à devenir des « disciples-missionnaires » et a lancé « un appel à chaque chrétien pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation ».
« Nous sommes aujourd’hui rassemblés pour être envoyés. » Rappelant d’abord la continuité de cette rentrée pastorale avec le grand jubilé de saint Vincent Ferrier – « un évènement fondateur pour notre diocèse » – Monseigneur Centène a souligné : « à la suite de saint Vincent Ferrier, nous voulons nous mettre en mission parce que la mission est le but de l’Église. Le concile Vatican II l’a défini comme le sacrement du Salut ; Paul VI, dans son exhortation apostolique Evangelii nutiandi nous dit que l’Église n’existe que pour l’évangélisation. »
« Qui doit être envoyé en mission ? » a ensuite questionné notre évêque. Citant le pape François dans La Joie de l’Évangile (n°120) : « Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation. La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle. » « Tout chrétien est missionnaire, dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus-Christ« .
Monseigneur Centène a alors annoncé trois orientations diocésaines essentielles, développées dans la suite de la matinée par les personnes en charge de les mettre en œuvre : (Retrouvez en intégralité l’enregistrement de la présentation ci-dessous. )
« D’abord le mois missionnaire voulu par le pape François pour commémorer la lettre apostolique Maximum Illud de Benoit XV en 1919, sur la mission. Le pape souhaite engager toute l’Église dans un mois de mission intense. »
Le service diocésain de la mission universelle de l’Eglise, porté par Bénédicte Drieu-La Rochelle, déléguée diocésaine de la pastorale missionnaire, fait plusieurs propositions : ( Retrouvez en intégralité l’enregistrement de la présentation ci-dessous. )
– 4, 5 et 6 octobre à Vannes, Lorient, et Auray, présence des reliques de saint François Xavier et de sainte Thérèse de Lisieux, patrons de la mission universelle de l’Église.
– 12 octobre : temps fort à Josselin avec le service diocésain de la catéchèse pour les élèves de CM du diocèse sur le thème : Baptisés et envoyés.
– 20 octobre : messe des peuples diocésaine à Sainte-Anne d’Auray avec la participation des différentes communautés de notre diocèse : vietnamienne, chrétiens d’Orient, Futuna, africaine, malgache, portugaise et les prêtres Fidei donum.
– 28-29 octobre : halte spirituelle à la Roche-du-Theil, proposée à tous sur le thème : Baptisés et envoyés, avec Mgr James, évêque de Nantes.
Tous les détails dans la revue Chrétiens en Morbihan à paraître le 1er octobre
« Ce mois de mission intense sera poursuivi dans le diocèse par le projet Christus vivit, qui a pour but de prolonger les effets bénéfiques du mois missionnaire voulu par le pape. » Mgr Centène a précisé, au micro de Claire Le Parc pour RCF, à l’issue de la réunion : « Ce projet Christus vivit se déclinera par des missions organisées par et pour les paroisses. Ce ne sera pas un groupe de missionnaires tombés du ciel ou envoyés de l’évêché qui ira prêcher dans les paroisses. Mais les paroisses, c’est-à-dire les paroissiens, se feront des visites les unes aux autres pendant lesquelles il y aura des temps d’évangélisation. L’évangélisation ne tombe pas d’en haut ! C’est le semblable qui évangélise son semblable parce qu’il a lui-même rencontré le Christ et qu’il veut que l’autre aussi le rencontre. »
Présenté par les pères Philippe Le Bigot et Ivan Brient, vicaires généraux, le projet « est une opération à caractère local, expérimental qui peut concerner toutes les paroisses en fonction de leurs demandes. » (Retrouvez en intégralité l’enregistrement de la présentation ci-dessous.)
Ces missions pourront prendre la forme de « jumelages entre paroisses, de visitations ponctuelles, ou encore de mission locale au sein de la paroisse« , selon le souhait des équipes paroissiales, missions sous le signe de l’Esprit-Saint et « fondées dans la prière« . Des outils seront proposés afin d’aider à la mise en place des missions, en fonction des besoins : un contenu, des rencontres, des propositions d’actions, des enseignements, des formations, des retraites… de plus une équipe organisatrice composée de représentants des services (pastorale des jeunes, CMR, Pastorale des familles, communication), de prêtres (Pères Louis de Bronac, Frédéric Fagot, Xavier Laporte-Weywada, Antoine le Garo et Gwénaël Airault) , des communautés ( Emmanuel, Verbe de Vie, CPCR) peut venir en soutien de l’équipe coordinatrice de la paroisse.
D’ores et déjà deux lieux seraient pressentis pour initier le projet : Rohan et Questembert, pendant les périodes de Noël, Pâques ou l’été, qui sont des temps privilégiés pour l’évangélisation.
« Cette proposition ne doit pas susciter l’inquiétude mais être source de renouveau, de nouveaux liens fraternels et d’espérance, » conclue le père le Bigot.
Monseigneur Centène explique au micro de RCF : « Il y a des différences dans la manière de faire la catéchèse, c’est bien légitime, mais il faut qu’à travers ces différences se décline un socle commun. La foi peut être présentée différemment mais il faut s’assurer que c’est la même foi qui est enseignée ou proposée dans les écoles, dans les paroisses et dans les divers mouvements de jeunes. Donc, le service diocésain de la catéchèse, le service pastoral de l’enseignement catholique, la pastorale des jeunes, l’aumônerie de l’enseignement public, tous ces groupes ont travaillé à établir un socle commun qui devra être honoré par tous. »
Des réunions de présentation du socle commun dans les territoires sont prévues d’octobre 2019 à janvier 2020 (voir calendrier ci-dessous)
Monseigneur Centène a enfin évoqué deux autres orientations qui seront développées au cours de l’année :
La création d’un institut de formation à la mission, l’institut Saint-Vincent-Ferrier, en lien avec le service de la formation humaine et chrétienne, sous la responsabilité du père Ivan Brient, vicaire général et Emmanuel Didier, coordinateur du jubilé saint Vincent Ferrier, chargé de mission pour concevoir et mettre en œuvre le projet. « Si nous voulons avoir des disciples missionnaires, il faut les former, les former d’abord par la rencontre avec le Christ. Nous l’avons entendu dans le texte La joie de l’Évangile, celui qui a fait la rencontre avec le Christ peut en témoigner. Et c’est aussi l’exemple que nous a donné saint Vincent Ferrier, c’est après sa conversion qu’il se lance dans la mission. »
Les visites pastorales en vue de la restructuration du territoire. Monseigneur Centène a souligné : « Le pape François, dans la Joie de l’Évangile, nous dit ceci : « La paroisse n’est pas une structure caduque, précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent de la docilité et de la créativité missionnaire pour le pasteur et pour la communauté. » Nos visites pastorales, les deux dernières années et cette année aussi, ont pour but cette restructuration du territoire, dans la perspective de la conversion pastorale que nous demande le saint père. »
Dates des visites pastorales pour l’années 2019 – 2020
Pays de Pontivy : 1er au 15 décembre 2019 ;
Doyenné de Lorient-ville : 23 février au 6 mars 2020 ;
Doyennés de Port-Louis et Hennebont : 17 au 22 mars ;
Doyennés de Ploemeur et Guidel : 23 au 29 mars.
La semaine sainte sera vécue à Lorient du 5 au 12 avril.
Partie 2 : présentation du socle commun de la catéchèse et de la pastorale
L’Évangile de ce jour (Mt 9, 32-38) enjoint de prier le Maître d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Dans notre diocèse, cette prière pour les vocations peut se concrétiser à travers la participation au Monastère invisible, une initiative lancée il y a quatre ans.
Ordinations presbytérales, professions perpétuelles religieuses, discernements vocationnels,… Par le biais de sa lettre mensuelle et sous la plume du Père Louis de Bronac, le Monastère invisible invite à l’action de grâce, pour les fruits semés dans les cœurs cette année : « Le Seigneur continue d’appeler, il continue de donner, et nous l’en remercions de tout coeur ! ».
Pour que toute la lumière soit faite sur ce fléau, l’Église, par la voix de la Conférence des évêques de France (CEF) et de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF), a demandé à Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État, de constituer et de présider sur ce sujet une commission indépendante. Mise en place en février 2019, elle lance un appel à témoignages pour que toutes les personnes concernées lui permettent d’accomplir un travail de vérité.
La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) réunit des femmes et des hommes aux compétences reconnues dans les domaines de la médecine, de la psychiatrie, de la santé, des sciences sociales, du droit, de l’histoire et de la théologie. Elle est pluraliste et comprend des incroyants et des croyants de toutes confessions. Sa mission est de mesurer l’ampleur des abus sexuels commis au sein de l’Église sur des mineurs et des personnes vulnérables par des clercs et des religieux depuis 1950, d’étudier la manière dont ces affaires ont été traitées et d’évaluer les mesures prises depuis le début des années 2000 par l’Église de France, afin de formuler des recommandations pour que de tels crimes et délits ne se reproduisent pas et que les victimes fassent l’objet d’une prise en charge appropriée.
La commission retient une définition large de l’abus sexuel, entendu comme toute agression, exploitation ou atteinte sexuelle, sous quelque forme que ce soit. Pour définir les victimes, si l’âge de la majorité est clairement fixé par la loi, la notion de « personne vulnérable » doit être précisée : la CIASE range dans cette catégorie les majeurs protégés au sens du droit civil (personnes sous tutelle, curatelle…), mais aussi les majeurs en situation de vulnérabilité, c’est-à-dire les personnes qui, dans le cadre d’une relation de hiérarchie, d’autorité, d’accompagnement spirituel ou d’emprise, se sont trouvées engagées dans une relation à caractère sexuel non librement consentie (par exemple une religieuse vis-à-vis d’un confesseur).
Les auteurs concernés des abus sont non seulement les prêtres et évêques, mais aussi les religieux et religieuses, les personnes en formation (séminaristes et novices, notamment), les diacres et les laïcs consacrés ou « menant la vie commune » (parfois désignés sous le nom de « communautés nouvelles »). Ce champ inclut donc, au-delà des abus commis dans les paroisses et les congrégations ou communautés religieuses, ceux qui ont eu pour cadre des aumôneries, écoles, internats et mouvements de jeunesse catholiques. L’objectif de la CIASE est de prendre la mesure quantitative et qualitative, aussi complète que possible, de ces actes depuis 70 ans et de faire la lumière sur leurs causes et leur traitement, sans laisser subsister de zone d’ombre.
La CIASE est consciente qu’elle aura peut-être à se saisir de cas auxquels personne n’avait pensé jusque-là. Rien ne pourra changer si la parole n’est pas d’abord donnée aux victimes et aux témoins d’abus sexuels sur mineurs et personnes vulnérables. La première priorité de la CIASE est donc de faire en sorte que puisse être exprimée et recueillie la parole de ceux qui ont souffert en personne ou qui sont en capacité de témoigner d’abus sexuels, afin que puisse se développer un travail de reconnaissance et de mémoire. Ce travail d’écoute et de recueil de la parole des victimes permettra aussi à la CIASE de mesurer l’ampleur du phénomène et des traumatismes subis, d’apprécier la réaction des responsables de l’époque, d’analyser les dysfonctionnements et de formuler des recommandations pour éviter la réitération de tels crimes ou délits. La CIASE est très consciente que ces drames, s’ils demeurent enfouis, continuent des années durant de blesser les victimes. Il n’est jamais trop tard pour en parler.
La CIASE ne prétend pas guérir le mal qui a été fait, ni se substituer à la justice, aux services médicaux et sociaux ou aux associations oeuvrant, par l’écoute ou le soin, à la prise en charge des victimes et des auteurs d’abus sexuels. Elle est là pour entendre, comprendre, prévenir et proposer, publiquement, de nouvelles voies pour en sortir.
Nous invitons les victimes ou témoins d’abus sexuels commis par des prêtres ou des religieux à prendre contact avec l’équipe que la CIASE a mise en place, en partenariat avec la fédération France Victimes en s’appuyant sur des professionnels reconnus et en recrutant des personnels spécialement formés, disponibles 7 jours sur 7, de 9h à 21h. Vous pouvez aussi nous écrire par mail ou par courrier.
Numéro de téléphone : 01 80 52 33 55
Courriel : victimes@ciase.fr
Adresse postale :
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Votre anonymat sera préservé et les données recueillies seront traitées avec toutes les garanties requises. La CIASE remercie par avance toutes celles et ceux qui répondront à cet appel. Ce qui fait que les victimes le demeurent et que les abus perdurent, c’est le silence. Ensemble nous devons trouver la force de le briser.
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En savoir plus sur le dispositif du diocèse
Afin de mieux accueillir, écouter, conseiller les personnes victimes d’abus sexuels dans l’Eglise, le diocèse de Vannes a mis en place une cellule d’accueil et d’écoute. Cette cellule est composée de membres laïcs. Elle assure sa mission en lien étroit avec les vicaires généraux du diocèse.
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07 63 85 24 61
Les messages envoyés à cette adresse sont automatiquement réceptionnés confidentiellement par le service des vicaires généraux du diocèse de Vannes, qui sont les plus proches collaborateurs de l’évêque.
Suite à votre prise de contact, vous serez invité(e) à rencontrer deux membres de la cellule d’écoute du diocèse. En fonction de votre situation et de vos attentes, la meilleure suite sera donnée, avec diverses possibilités : accompagnement humain et psychologique, accompagnement spirituel, soutien pour une démarche judiciaire… Cet accompagnement pourra être assuré par des laïcs et, selon votre souhait, avec la participation d’un prêtre.
Ce dispositif a pour objectif d’accueillir pleinement la parole de toute personne sur ces sujets difficiles, afin que chacun puisse, en confiance, être accompagné et suivi selon ses souhaits. Il permet également de garantir que la relation établie avec les victimes et leur famille puisse être suivie sur le long terme, et que la situation des prêtres concernés puisse être régulièrement réévaluée avec prudence, et dans le plus grand respect du droit civil et canonique.
Ce dispositif est proposé au niveau diocésain, mais il est possible d’en parler directement à un prêtre du diocèse, ou au niveau national de contacter la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (CIASE).